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mardi 7 juillet 2020
MANY ARMS - Suspended definition
Many arms, acte 2. Le trio de Philadelphie/NY revient en 2014 pour de nouveau tout dévaster sur son passage. Leur premier donnait sérieusement mal à la tête, ils ont décidés de donner dans la surenchère pour cette suite, c'est tout à leur honneur et c'est le doliprane qui en sera que ravis ! Deux grosses nouveautés sont à signaler ; Premièrement, exit la formule power trio déjà bien sanglante, un quatrième larron se joint à la fête, Colin Fisher, un saxophoniste de Toronto et certainement un pote à eux. Deuxièmement, les compositions ne sont plus collectives, elles sont le fruit de chacun des musiciens : 4 membres, 4 compositions en tout qui oscille entre 9mn20 pour la plus courte et 14mn40 pour la plus longue. Je vous avais prévenu, ils sont la pour nous taper sur la gueule et rien d'autres. Le quatuor poursuit donc dans sa veine free-rock hyper sauvage, basé certes sur de l'improvisation dans des structures écrites, mais la, on frôle la démence par moment. Le renfort du saxophone accentue évidemment le potentiel versant free jazz de l'ensemble, et c'est réellement impressionnant, les gars sont des monstres sur leurs instruments respectifs. L'ensemble est d'autant plus intéressant car chacun a un peu prêcher pour sa paroisse : l'intro à la basse est le fruit de la compo du bassiste, la longue intro à la guitare est l'œuvre du guitariste, etc, mais au sein de long morceaux complexes et fous qui traverse tout type de phases. Parfaitement la came de Zorn, on comprend facilement pourquoi ce disque est sortis sur Tzadik...
lundi 8 juin 2020
GUERILLA TOSS - Guerilla toss
Guerilla Toss est un quintet qui nous vient de Boston et qui a sortis quelques albums avant cette parution unique sur Tzadik en 2013. Unique car le groupe n'a semble t'il pas continuer sa collaboration avec le label puisqu'ils ont sortis d'autres disques sur d'autres labels. Très honnêtement, ce disque m'a épuisé et irrité plus qu'autre chose. Je ne suis pas contre le délire Noisy, j'en suis même assez friand et en connais un rayon en matière de noise-rock. Mais la, je n'accroche pas l'approche globale de leur son : de la dissonance stridente mélangé apparemment à de l'improvisation. Pourquoi pas ? mais le résultat déçoit clairement, sur disque du moins. Je pense en revanche qu'en live, ça doit être un foutraque bordel qui doit être assez marrant. La voix et les hurlements de la chanteuse ressemble un peu à ceux de Yasuko de Melt banana et c'est l'un des points positifs de cet essai Tzadik un poil pénible. On ne peut pas accrocher à tous les coups...
samedi 3 mars 2018
BURNING GHOSTS - Reclamation
L'une des particularités intéressantes dans le cas de Burning ghosts, c'est que le quatuor vient de la cote Ouest, et non du coté Est avec l'affiliation récurrente à NY. Quel importance me direz vous ? Le membre fondateur et tête pensante du groupe, Daniel Rosenboom, outre avoir sortis un disque solo sur la composer serie, possède plusieurs groupes différents affiliés à la scène Jazz ou Jazz-rock de Los Angeles. C'est aussi surtout un musicien free-lance qui travaille énormément pour l'industrie du cinéma et du jeux vidéos : il a collaboré sur un grand nombre de gros blockbusters (référencé sur son site) composé par John Williams, Alan Silvestri ou Danny Elfman, entre autres, dans un rôle purement exécutif de musiciens de sessions studios. Donc le quatuor Burning ghosts, c'est clairement la récréation pour se détendre et tabasser musicalement. Jouant clairement un jazz-metal, on a le droit à un trio relativement classique batterie/guitare avec déjà la présence un peu incongrue d'une contrebasse. Et c'est Rosenboom qui insuffle le coté jazz avec sa trompette dans une musique instrumentale vraiment inspirée. Second album de Burning ghosts (le premier était sortis sur le propre label de Daniel Rosenboom), "Reclamation" a du directement capté l'attention de John Zorn qui le décrit comme un pavé incendiaire destiné directement à devenir un classique. On demeurera plus mesuré mais il est vrai qu'on tient ici un excellent disque captivant par les structures rythmiques complexes, la dextérité des musiciens et le contraste d'un musique électrique intense avec des accalmies jazz ou des solos vraiment complexes. Encore une belle découverte et un nouveau membre de la série spotlight qui débarque de façon tonitruante !
lundi 18 décembre 2017
SHARDIK - s/t
Encore un nouveau groupe sur la série Spotlight, une des dernière encore en activité avec la Spectrum. Il est vrai que des nouveaux groupes de jeunes, ce n'est pas ce qui manque quand on cherche bien. Matt Hollenberg (que l'on retrouve assez souvent dans le giron de John Zorn ces derniers temps) avait mis plus d'une année pour composer les huit titres complexes de ce nouveau projet. Originairement basé à Philadelphia, il a ensuite demandé à deux de ses vieux potes musiciens de bouger à Brooklyn pour monter ce nouveau groupe intitulé Shardik, et qui pour le coup colle parfaitement avec le nom du label. On a affaire ici à un power trio dans sa forme la plus pure, à savoir batterie, guitare et basse. Et pourtant, à l'écoute, pas besoin d'être plus nombreux pour pouvoir livrer de la musique vraiment inspiré. Pour le coup, on est dans le trip math-rock à fond les ballons. Titres instrumentaux hyper complexes qui flirte avec des touches jazz, world, ambiant et métal. La virtuosité des musiciens est impressionnante, la structure des morceaux est finement pensé, la production demeure excellente, et il y a toujours un moment qui nous interpelle car vraiment surprenant. Shardik démarre donc vraiment fort sa jeune carrière, et on a vraiment hâte d'entendre une éventuelle suite de ce disque dont l'artwork est d'ailleurs signé Toby Driver (Kayo dot...)
dimanche 7 février 2016
BRET HIGGINS' ATLAS REVOLT
Bret Higgins est loin d'être un étranger du label Tzadik : fréquent collaborateur de Ben Goldberg, de David Buchbinder ou de Frank London, il a aussi participé activement au disque de groupe Zebrina sortis en 2014 sur la radical jewish culture (voir la chronique correspondante). Le bassiste saute le pas avec la création de son propre groupe ou il pourra donner forme à ses propres compositions. Le combo canadien se met alors en place : Batterie, guitare, piano, violon, et Brett à la double basse, formation ultra efficace à cinq membres. Pourquoi efficace ? parce que les compositions présentes sur le disque sont d'une richesse incroyable, on croirait presque qu'il y plus d'instruments, tellement les arrangements sont grandioses. Les 10 titres de ce disque sont tout simplement fantastiques, c'est une vrai bonne surprise, dans un registre ou on attend pas trop le label Tzadik. Le disque donne dans une certaine forme de groove : Soul, Jazz cinématographique, ambiance sombre, ou groove naturellement sensuel. Des titres donnent vraiment le ton et nous séduisent immédiatement tel "All about the starry dark", le mystérieux "Meat for dogs" ou encore le gigantesque "Electric sinner". Dix titres excellents, doté d'une forte composition bien construite, ou chaque musiciens peut s'exprimer à un moment. Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce disque. Après avoir été étonné de sa teneur, on se dit que John Zorn n'est pas très loin de ce style avec The dreamers, et qu'on peut comprendre pourquoi il a signé le nouveau projet de Bret Higgins, qui signe haut la main l'un des plus beau chapitre de la série Spotlight....
LES RHINOCEROS - III
Nouvelle charge et cavalcade des rhinocéros, qui semblent parfaitement bien installés dans le giron de Tzadik, la politique du label allant parfaitement à ravir avec le coté excentrique et hors contrôle de la musique du trio de Washington. Une nouvelle fois, le renfort de potes musiciens est à déceler sur quelques titres (clarinette, trompette, sax), renforçant les atmosphères un peu folles de l'opus. Une nouvelle fois, Michael Coltun nous dévoile son sens aiguë de la composition et son coté borderline lorsqu'il s'agit d'offrir un brassage intense, crossover entre du Klezmer, de la noise, de la world music, de l'improvisation, l'ensemble étant accouché sur une grosse base rock. La formule reste sensiblement la même que sur les deux précédents disques, mais elle est tellement étonnante à la découverte qu'il est difficile de s'en lasser. On notera aussi qu'en plus de gros riffs, il y a toujours des petits passages ambiant très subtils, des harmoniques mélodiques recherchées, et que l'ensemble nous parait toujours cohérent, pas le capharnaüm bruitiste qu'on peut redouter dans ce genre de disque. Un troisième chapitre vraiment chouette de la part des rhino, qui effectuent jusqu'ici un sans faute dans leur parcours sur le label. A voir en tournée...
vendredi 13 novembre 2015
HYPERCOLOR - s/t
Nouveau groupe de la série Spotlight qui met en avant les petits djeun's qui en veulent. Ce qui est assez drôle, c'est que les trois membres du groupe ne sont pas spécialement jeunes et ont même plutôt de la bouteille (mais le groupe est tout récent, ce qui explique son apparition dans cette section Tzadik). James Ilgenfritz à la basse (pour le coup moins connus), Eyal Maoz à la guitare (membre d'Abraxas, et auteur de plusieurs disques sur la radical jewish), et Lukas Ligeti à la batterie (auteur de plusieurs disques sur la composer serie). Option donc du power trio efficace, et étant donné la tonalité assez rock du disque, le choix s'avère judicieux. Un rock comme à l'accoutumée avec Tzadik, assez complexe et recherchée, un peu éloigné des gros riffs méchants et des power chords pataud. Un rock instrumental qui frôle avec le jazz, qui n'hésite pas à partir dans des méandres expérimentaux ou dans des dérives bruitistes vraiment bien senties. Cohésion de musiciens parfaites, j'ai été étonné d'entendre Ligeti aussi "rentre dedans" avec une batterie, lui qui nous avait servis des disques de compositeur assez délicat. En revanche, pour la dissonance, Maoz s'était déjà grandement entrainé avec Zorn et Abraxas. Au final, une bonne découverte que ce hypercolor au look martien, on espère qu'il y aura une suite...
vendredi 2 janvier 2015
THE SUITE UNRAVELING - S/t
Encore une excellente surprise qui est parus dernièrement sur la série "Spotlight", coup de projecteur sur les groupe de petits jeunes qui en veulent. On remarquera avec amusement que la section demeure assez sauvage, multipliant les sorties de rock expérimental, de noise frappée et de délires instrumentaux virulents. Pour le coup, The suite unraveling avec son premier disque ne déroge pas à la règle et nous balance 6 titres à la gueule d'une mixture bien foutue de "rock expérimental" serais-je tenté de dire faute de mieux. Tzadik s'oriente vers un "jazz-rock" dans le descriptif, ce qui n'est pas tout à fait faux non plus, mais quand on sait que ce qualificatif servait aussi pour Zappa par exemple, on n'y ait pas vraiment. Lily Maase, native de Brooklyn, est la tête pensante du combo et la guitariste qui nous régale de toutes ses dissonances diverses. Accompagné par un saxophoniste/organiste, et d'un batteur qui officie également au claviers, on sent que le trio à pas mal bosser en studio son sujet. On a le droit ainsi à des titres extrêmement riche dans leurs divers atmosphères : mélodies progressives percutent des montées Noisy, des solos furieux s'interphase avec un coté quasi minimaliste, et il est vrai que l'ensemble lorgne du coup vers un psychédélique digne des 70's, mais entièrement dépoussiéré du son vintage, avec une production actuelle. Le saxo est un peu dingue renvois aussi à qui vous savez. Un bon premier album que nous offre The suite Unraveling, à découvrir avec grand plaisir...
dimanche 30 juin 2013
LES RHINOCEROS - II
La série Spotlight s'étoffe assez rapidement au sein du label Tzadik, il est vrai que le coup de projecteur sur des petits groupes talentueux à en devenir, ce n'est pas ce qui manque dans l'absolu. Aprés Pet bottle ningen qui offrait récemment son second disque pour la série Spotlight, c'est au tour des Rhinocéros de revenir à la charge (normal, vu leur nom, hu hu hu) sur Tzadik avec un second album attendu, eux qui était la première référence historique de la dernière série créé par John Zorn. Pas d'énormes changements au programme, le trio s'exécute toujours sur une base batterie, basse, guitare, mais on notera beaucoup plus d'apparitions de musiciens extérieurs, dont une section cuivres, une violon, et même un pote à eux qui interprète un spoken-word bien sentis ("life in a battery"), enchaîné à un titre dub très agréable (certainement l'influence du studio de Bill Laswell ou ils ont enregistré). Pour le reste, toujours cette approche expérimentale sur une base rock, le combo ne s'encombrant d'absolument aucune limites : les structures non-orthodoxes s'entrechoquent , les plans ne se ressemblent jamais, mais les titres sont toujours inspirés. Ce deuxième chapitre proposé par les bêtes à cornes plaira donc aux amateurs du premier volume, et aux plus larges d'esprit d'entre vous. Les rhinocéros étaient récemment en tournée européenne (sans passer par la France malheureusement), et leurs concerts doivent valoir le détour...lundi 18 mars 2013
PET BOTTLE NINGEN - Non-recyclable
La série Spotlight s'étoffe assez rapidement au sein du label Tzadik, il est vrai que le coup de projecteur sur des petits groupes talentueux à en devenir, ce n'est pas ce qui manque dans l'absolu. Après cinq premiers chapitres captivant, voici le power-trio Pet bottle ningen qui signe son deuxième disque pour le giron new yorkais, après une première oeuvre éponyme qui avait marqué pas mal de monde, moi le premier. "Non recyclable" surprend d'ailleurs un petit peu moins, la faute certainement à une formation en trio qui verrouille un petit peu l'étoffement des compositions. Pour le reste, la jeune formation a encore de nombreuses idées, les trois membres étant tous compositeur à tour de rôle (chacun s'est donc occupé du tiers de l'album). Leur défiguration du jazz est somme toute un bel hommage à un genre qui a toujours aimé de se maltraiter pour en sortir des déclinaisons sauvages et intenses. C'est le cas sur ce "non-recyclable" ou dissonance noisy, improvisation et virage free jazz s'entremêle une nouvelle fois pour notre plus grand bonheur. Reste certainement à découvrir des prestations lives à la hauteur des titres décapants proposé par les new yorkais, pur produit ayant absorbé avec brio l'héritage de la downtown scene...lundi 4 mars 2013
MANY ARMS - s/t
5eme référence de la série Spotlight, coup de projecteur aux jeunes groupes et musiciens prêt à enterrer les vieux briscards de la scène expérimentale. Many arms, power trio de Philadelphie, se colle à l'exercice du disque (en réalité leur 3eme depuis leur création) avec le soutien de Zorn donc. Trois longues compositions (de 15 minutes chacune), composé par chacun des membres du groupe. Je deviens de suite mitigé sur la première et la troisième : un math-rock sinueux, technique, mais relativement imbuvable sur disque car ces démonstrations de force me fatigue souvent plus qu'autre chose. Certes, ça doit se révéler brillant et stupéfiant en concert, mais l'écoute chez soi se révèle éreintante et redondante, malheureusement. Reste la seconde plage qui remonte le niveau, avec une longue montée mélodique prenante et un poil tordue, qui nous balance dans des sonorités plus établis post-rock, et donc plus sympathique à l'écoute (même si certainement plus chiante en concert). Alors oui, je reconnais indéniablement le talent du trio qui nous assène des titres absolument renversant d'un point de vue technique et rythmique, mais je ne suis pas vraiment client du genre. Les fans de Hella, Othrelm, Don Caballero et consorts risquent d'être aux anges en revanche...mardi 26 février 2013
GUILLAUME PERRET & THE ELECTRIC EPIC - s/t
Le blog est un petit peu moins actif en ce moment mais je compte m'y remettre assez prochainement. En attendant, après avoir assisté à un concert de Guillaume Perret dans ma ville dernièrement, je me suis de nouveau sentis l'âme expérimentale pour vous parler vite fait de cette belle sortie française (une de plus, il y en a vraiment pas mal désormais) sur Tzadik et sa série Spotlight dédié au nouveau talent.
Un concert monstrueux qui témoignait tous le talent d'un quatuor solide et exalté. Guitariste hyper technique pas loin d'un Robert Fripp, le bassiste de Magma (qui ne les connaît pas si il écoute Tzadik ?), un batteur de jazz (batterie et technique vont toujours de pair dans le jazz), et Guillaume Perret et son saxophone électrique qui clignote dans le noir, 12 pédales au pied et jouant au maximum sur sa distorsion. 1h30 de concert auront mis le public à genoux, à ne pas louper en concert donc prés de chez soi. Perret est aussi la tête pensante du groupe, puisque compositeur des 7 titres présents sur ce premier volume éponyme : rencontre parfaite du jazz et d'un coté rock violent, l'ouverture "Kakoum" fait son effet. Le reste du disque est du même acabit, mélangeant créativité, folie, technique, improvisation et vision bruitiste et nouvelle d'un jazz souvent maltraité, pour le plaisir de tous. J'ai vraiment bien aimé, les amateurs de l'univers de Zorn et de Patton (notamment de Mr Bungle pour le coté "foutraque") seront aux anges...
lundi 7 novembre 2011
ARAM BAJAKIAN'S KEF - s/t
La sous-division "fullforce" au sein de la catégorie Composer serie avait largement débrouisailler le terrain quand aux jeunes groupes qui virevolter de plus belle en faisant s'accoupler le rock débridé et l'expérimental le plus sauvage. Kayo Dot, Time of orchids, Stabat Akish, Larval ou Mick Barr se sont donc retrouver sur Tzadik, mais au sein d'une section qui renferme des compositeurs "classique" dans leur approche, cela pouvait prêter à confusion.Ceci est terminé aujourd'hui avec la création d'une nouvelle série intitulé "Spotlight", offrant ainsi un coup de projecteur sur les nouveaux groupes fondé par des jeunes musiciens aventureux de naviguer dans des chemins non balisés par les codes usuels de la musique populaire. 3eme chapitre de la série proposé donc par un jeune guitariste fougueux de Brooklyn nommé Aram Bajakian. Effectivement, on ressent l'impact de Marc Ribot dans le jeu extraordinaire d'Aram, technique, evasif et renversant à la fois. Son groupe se prénomme Kef, inspiré par les danses arméniennes du même nom, ou on retrouve Shanir Ezra Blumenkranz à la basse acoustique (les reguliers de Tzadik le connaissent, rashanim, cyro baptista, etc...) et Tom Swafford au violon. Trois jeunes musiciens qui en veulent donc, et qui nous balancent 12 titres fantastiques, parfait mix entre dérives rock (notamment avec la dissonnance de la guitare) et musique traditionnelle arménienne (surtout dans les assauts du violon). Aucun temps morts, une cohésion incroyable, une inspiration sans faille, des débordements improvisés jouissifs, ce disque est un must have dans le genre. Le sang neuf de la série Spotlight aura fait grand bien à Tzadik, puisque les 3 volumes sont vraiment excellent et demeure à acquérir au plus vite...
dimanche 6 novembre 2011
PET BOTTLE NINGEN - s/t
La sous-division "fullforce" au sein de la catégorie Composer serie avait largement débrouisailler le terrain quand aux jeunes groupes qui virevolter de plus belle en faisant s'accoupler le rock débridé et l'expérimental le plus sauvage. Kayo Dot, Time of orchids, Stabat Akish, Larval ou Mick Barr se sont donc retrouver sur Tzadik, mais au sein d'une section qui renferme des compositeurs "classique" dans leur approche, cela pouvait prêter à confusion.Ceci est terminé aujourd'hui avec la création d'une nouvelle série intitulé "Spotlight", offrant ainsi un coup de projecteur sur les nouveaux groupes fondé par des jeunes musiciens aventureux de naviguer dans des chemins non balisés par les codes usuels de la musique populaire. Aprés l'excellente ouverture faites par les rhinocéros, le second volume donne le champs libre aux New yorkais de Pet bottle ningen. Formation en trio avec une batterie, une gratte et un saxophone, c'est un tour de force technique dont on subit les assauts durant 13 titres sauvages et ahurissants. Si une trés belle accalmie de 8 minutes nommé "tupperware" (et se rapprochant du sujet jazz originel) se situe au milieu du disque (ainsi que "frogfish"), le reste donne parfois dans la sauvagerie la plus primaire, comme pour satisfaire nos bas instincts. Riffs parfois dissonants, batterie en freewheeling et sax hystérique hérité bien sur par le gourou de la downtown scene. Composition technique complexe, improvisation sourde, stop and go et dérives bruitistes sont au programme d'un disque assez barge durant toute sa durée. Rapprocher le trio de Painkiller serait un raccourcis facile (et il n'y a aucun blast beats malgré les instants de fureur), mais ça vous donne au moins une idée de tonalité dans lequel se situe Pet bottle ningen. Un nouveau trio donc assez remarquable, qui ensanglante la série Spotlight d'une griffe aussi tranchante qu'acérée. Choc !
mercredi 5 octobre 2011
LES RHINOCEROS - s/t
La sous-division "fullforce" au sein de la catégorie Composer serie avait largement débrouisailler le terrain quand aux jeunes groupes qui virevolter de plus belle en faisant s'accoupler le rock débridé et l'expérimental le plus sauvage. Kayo Dot, Time of orchids, Stabat Akish, Larval ou Mick Barr se sont donc retrouver sur Tzadik, mais au sein d'une section qui renferme des compositeurs "classique" dans leur approche, cela pouvait prêter à confusion.Ceci est terminé aujourd'hui avec la création d'une nouvelle série intitulé "Spotlight", offrant ainsi un coup de projecteur sur les nouveaux groupes fondé par des jeunes musiciens aventureux de naviguer dans des chemins non balisés par les codes usuels de la musique populaire. Ce sont donc Les rhinocéros qui ouvrent la section avec un premier disque tout simplement énorme. Arrivant droit de Washington DC, c'est aprés une intro et un "bonjour !" pétant que démarre "Beeps and boops" dans une atmosphère bunglelesque tonitruante. Trio de formation classique à la base, le combo s'amuse ensuite à faire venir d'autres musiciens, et à brouiller les pistes avec dextérité désarmante. Rock, jazz, impro, noise, passage ambiant, touché world music, avec un sens du mix et de la composition absolument excellent. La section "Spotlight" démarre donc fortement, et ce premier volume est un futur clasique du genre...
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