samedi 25 août 2018

BILL LASWELL - Filmtracks 2000

L'unique disque de Bill Laswell pour la serie Film music de Tzadik, sobrement intitulé "Filmtracks 2000" qui correspond à l'année de sortie de l'opus. Tous les fervents de Tzadik connaissent l'œuvre massive et tentaculaire de Laswell, producteur acharné de travail, couplé à un bassiste hors norme, aux sonorités qui lui sont propre. Deux facteurs changent un peu la donne comparé aux autres volumes de la série : en premier lieu, on ne sait pas d'où provienne les films que les 16 titres de ce filmtracks renferme. Inhabituel quand on connait Tzadik, très à cheval pour mentionner les crédits, année de sortie du film, réalisateur, etc. Oublis volontaire ? problème de droit ? Flemme de Chippy ? on en saura pas plus sur ce détail. Mais étant l'orientation très "world music" de l'album, on se demande même si il ne s'agit de documentaire sur national geographic dont il s'agit. Les sonorités présentes sont excellentes et font indéniablement voyager : de l'Inde en passant par l'Asie, en passant par l'Afrique ou le moyen Orient, il n'y a pas un titre qui ne nous renvoi pas dans une contrée lointaine de chez nous. L'ensemble est passé à la moulinette Drum n'bass, Dub/Funk souterrains, percussions hypnotiques et basse délicieusement rampante et léthargique. En second lieu pour les différences, la ou on retrouve généralement des musiciens du label new yorkais dans les rangs des performers, Bill Laswell a fait joué son carnet d'adresse, et on retrouve des noms hors norme qui seront la en "one shot" sur Tzadik, entre autre : Karl Berger (Tzadik pour le coup), le percussionniste cubain Tata Guiness, Graham Hayes, le suédois bassiste Jonas Hellborg, le guitariste Robert Musso (proche de Waits), Le claviériste de Parliament Bernie Worrell, le renommé Jah Wobble, et le non moins légendaire Ginger Baker, mythique batteur de Cream (entre autres, matez son documentaire biographique, juste énorme). Du beau monde pour un disque sacrément réussis...

samedi 3 mars 2018

BURNING GHOSTS - Reclamation

L'une des particularités intéressantes dans le cas de Burning ghosts, c'est que le quatuor vient de la cote Ouest, et non du coté Est avec l'affiliation récurrente à NY. Quel importance me direz vous ? Le membre fondateur et tête pensante du groupe, Daniel Rosenboom, outre avoir sortis un disque solo sur la composer serie, possède plusieurs groupes différents affiliés à la scène Jazz ou Jazz-rock de Los Angeles. C'est aussi surtout un musicien free-lance qui travaille énormément pour l'industrie du cinéma et du jeux vidéos : il a collaboré sur un grand nombre de gros blockbusters (référencé sur son site) composé par John Williams, Alan Silvestri ou Danny Elfman, entre autres, dans un rôle purement exécutif de musiciens de sessions studios. Donc le quatuor Burning ghosts, c'est clairement la récréation pour se détendre et tabasser musicalement. Jouant clairement un jazz-metal, on a le droit à un trio relativement classique batterie/guitare avec déjà la présence un peu incongrue d'une contrebasse. Et c'est Rosenboom qui insuffle le coté jazz avec sa trompette dans une musique instrumentale vraiment inspirée. Second album de Burning ghosts (le premier était sortis sur le propre label de Daniel Rosenboom), "Reclamation" a du directement capté l'attention de John Zorn qui le décrit comme un pavé incendiaire destiné directement à devenir un classique. On demeurera plus mesuré mais il est vrai qu'on tient ici un excellent disque captivant par les structures rythmiques complexes, la dextérité des musiciens et le contraste d'un musique électrique intense avec des accalmies jazz ou des solos vraiment complexes. Encore une belle découverte et un nouveau membre de la série spotlight qui débarque de façon tonitruante !