
Hey Buddies ! I'm moving to London during two weeks and can't have an access to a computer and my cd's collection. And will have better things to do i guess ! So I wish you some good holidays. See ya next year for more Tzadik reviews...peace.
A complete retrospective of John Zorn and Tzadik experimental world

On avait pu apercevoir Wu Fei sur le fantastique disque de Fred Frith "eye to ear II". Cette jeune compositrice venant de Beijing est en effet une virtuose du Guzheng (un instrument de musique à cordes pincées traditionnel chinois de la famille des cithares sur table, dont les plus anciennes traces datent du IIIe siècle avant notre ère. Ghu signifie ancien et zhēng veut dire cithare. C'est sans doute l'ancêtre des dérivés japonais (le koto), coréen (le kayagum) et vietnamien (le dàn tranh)). Aprés avoir étudié au conservatoire de Chine, elle étudiera la composition au Mills college d'Oakland, la ou Frith est professeur, ceci explique cela.
Je dois avouer qu'au départ, j'y croyais. Un groupe de Tel Aviv donc, dont le leader est fan de Serges Gainsbourg, de Gong ou de Tori Amos, qui s'amuse à entrechoquer une certaine dimension du cirque avec une vision poétique, tout en developpant des sujets pornographiques hassidique et des touches soul. Le concept bien barré quoi ! De plus, la formation est atypique puisque composé d'une batterie, d'une basse, d'une flute, d'un synthétiseur et d'un marimba et de deux vocalistes (qui eux même touche un peu la clarinette). Cette utilisation atypique des instruments s'avère plutôt réussis, car l'ensemble sonne résolument bien décalé, on est pas loin de la lunatic fringe parfois, et plusieurs rabbis se sont mordus la langue à entendre un massacre pareil de la tradition (l'ensemble est chanté en hébreu). Oui, mais voila, l'ensemble indispose au bout d'un moment. Les 12 titres paraissent jouissifs au premier abord, mais ils m'ont personellement lassés à la longue. Les guests prestigieux de Marc Ribot sur "A feeling divine" et de John Zorn sur "song of love" n'y feront rien, on se retrouve trés vite embourbé dans une musique certes originale, mais trop dispersé et juvénile pour créer un vrai univers intéressant. Dommage...
Je ne posséde pas les deux premiers disques Tzadik de Guy Klucevsek, et c'est avec ce disque que je découvre pour la première fois ce compositeur, et ceux malgrés une discographie assez conséquente.
Retour discographique de Borah Bergman sur Tzadik, aprés un premier disque que je n'ai pas eu le temps d'écouter encore. Dés le premier titre, il y a quelque chose qui m'a troublé : je trouve que la section rythmique masadienne (greg Cohen à la basse, et Kenny Wollesen, remplacant live régulier de Baron à la batterie) bien meilleure que le piano de Bergman. Du moins, j'ai pris beaucoup de plaisir à écouter les deux musiciens, tandis que le piano ne vient qu'en renfort, pour agrémenter, alors que logiquement, cela devrait être l'inverse. De plus, quand John Zorn vient jouer les invités de luxe sur un titre de quasi 10 minutes, Borah Bergman est quasiment eclipsé par le maitre du sax. Ok, les compositions sont écrites par Bergman, mais je ne suis pas fana de son feeling au piano, préférant Uri Caine dans la configuration masada quintet. Sinon, bon disque de jazz souple et langoureux, à savourer un dimanche pluvieux...
La série Oracles de Tzadik, qui met en avant le travail des femmes dans la scène expérimentale mondiale. Fréquente actrice au sein de la Downtown scene de NY, Okkyung Lee a participé à de nombreux disques dont par exemple les deux œuvres de Raz Mesinai. Tzadik lui offre donc la possibilité d’enregistrer son premier opus, essai transformé avec la sortie de ce brillant « Nihm ». Basé en partie sur l’improvisation, les racines coréennes de Okkyung, et les concepts de l’amour et du mystère, les 10 titres sont d’une délicatesse infinie. Entouré de brillants musiciens (Trevor Dunn, Sylvie Courvoisier, Ikue Mori, Doug Wieselman…), le violon se fait sublime sur de nombreuses compositions à la sensibilité exacerbée. Si Ikue Mori propose deux interludes basés sur des samples électroniques, le reste flirte du coté ambiant paisible (« story of you… ») ou bien plus expérimentales (« anything… »). Quoiqu’il en soit, la jolie Okkyung (qu’on peut voir sur la pochette du disque) signe un brillant premier opus dont on espère voir une suite un jour...
Il fallait bien la balancer à un moment ou un autre : voici donc la toute première référence historique de Tzadik (7001) qui vit le jour en 1995. John Zorn, en grand altruiste, décida donc à l'époque de donner un coup de main à des artistes hors norme qui n'avait pas la possibilité de sortir leur disque sur des labels plus conventionels. Si la Archival serie (section qui classifie tous les travaux de Zorn) fera son apparition trés vite cette même année, c'est la composer serie qui ouvrit le bal en 1995, première référence d'un petit label New Yorkais promis alors à un bel avenir.
Aprés deux excellents disques sur la radical jewish culture, et plusieurs apparitions à reprendre du Masada pour le Masada 10th anniversary, voici le retour du power trio de Tzadik. La donne change, puisqu'on a affaire désormais à un set intégralement acoustique. On décéle donc beaucoup plus de percussions souples en lieu et place de la batterie, Shanir Ezra Blumenkranz a troqué sa basse éléctrique pour une basse acoustique qui sonne vraiment bien, et Jon Madof nous régale de son talent via de la guitare acoustique ou du Banjo. Superbement orchestré, les 12 titres présents navigue donc entre mélodies juives, feeling jazzy, et acoustique intouchable. L'ensemble rappelle les disque en trio de Tim Sparks (en plus aventureux) pour vous situer. L'idée du set acoustique est absolument imparable, Rashanim prend une autre dimension avec "the gathering", et peut se targuer de surement sortir leur meilleur disque à ce jour.
Plus que jamais, la sortie du premier disque du trio Tafillalt sur la Radical jewish culture s'avère justifié. Trois jeunes compositeurs israeliens (accompagné de pas mal de guest musiciens tout au long des 16 titres) qui ont tenté une exploration de leurs racines et origines, au travers des interprétations musicales uniques via les poèmes sacrés hébreux d'Afrique du nord et de l'Est et les chants Hassidiques. Les textes sont quand à eux issus des prières traditionnelles, des chants sacrés, de poèmes d'auteurs israeliens récents, et même d'une lettre trouvée sur un bout de papier perdus dans les rues de Jerusalem.
Pour fêter les 10 ans de création de Masada, John Zorn décida donc en 2003 d'instaurer une série en 5 volumes ou ses amis, proches, collaborateurs ou artistes de son label reprendraient des morceaux du Masada songbook (premier du nom) avec leurs propres visions et sensibilité. Un concept que Zorn reprendra avec le second Masada Songbook (intitulé "The book of angels") dans son intégralité (Masada ne sera que sur un seul volume) et que vous pouvez retrouver sur ce blog, catégorie Book of angels.