Aprés des mois passés en studio et pas mal de concerts ou les titres ont été joués, voici donc le nouveau projet de Basya Schechter, tête pensante de Pharaoh daughters, chanteuse au sein de Mycale et âme bienveillante et généreuse d'une nouvelle scène musicale juive. Son second disque "solo" pour Tzadik se nomme donc "songs of wonder" et dévoile un sacré line-up de musiciens de la downtown scene comme Uri Sharlin au piano, Frank London à la trompette ou encore kes musiciens de Banquet of the spirits. 10 titres d'influence yiddish avec une magnifique instrumentation, riche de nombreux instruments et d'arrangements brillants ou se mêle exotisme et tradition. On y retrouve evidemment des reminiscences de son groupe, mais aussi tous les vibrations et superbes mélodies de son second disque "queen's dominion". La ligne directrice des ligne de chants de la superbe voix de Basya (chanté en hébreu) sont des textes du rabbin Abraham joshua Heschel, théologien et grand penseur juif du XXeme siècle (plus d'infos sur le net). Au final, un brillant disque offert par la compositrice, riche et coloré musicalement, sincére et réfléchis sur les paroles. L'adéquation parfaite en somme...
dimanche 19 février 2012
BASYA SCHECHTER - Songs of wonder
Aprés des mois passés en studio et pas mal de concerts ou les titres ont été joués, voici donc le nouveau projet de Basya Schechter, tête pensante de Pharaoh daughters, chanteuse au sein de Mycale et âme bienveillante et généreuse d'une nouvelle scène musicale juive. Son second disque "solo" pour Tzadik se nomme donc "songs of wonder" et dévoile un sacré line-up de musiciens de la downtown scene comme Uri Sharlin au piano, Frank London à la trompette ou encore kes musiciens de Banquet of the spirits. 10 titres d'influence yiddish avec une magnifique instrumentation, riche de nombreux instruments et d'arrangements brillants ou se mêle exotisme et tradition. On y retrouve evidemment des reminiscences de son groupe, mais aussi tous les vibrations et superbes mélodies de son second disque "queen's dominion". La ligne directrice des ligne de chants de la superbe voix de Basya (chanté en hébreu) sont des textes du rabbin Abraham joshua Heschel, théologien et grand penseur juif du XXeme siècle (plus d'infos sur le net). Au final, un brillant disque offert par la compositrice, riche et coloré musicalement, sincére et réfléchis sur les paroles. L'adéquation parfaite en somme...
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Radical jewish culture
samedi 28 janvier 2012
NORMAN YAMADA - Being and time
Seul et unique disque de Norman Yamada, compositeur trés discret venant de New York, et qui n'a plus donner signe de vie depuis cet opus datant de 1998 (il avait cependant sortis cinq disques auparavant, dont un sur Avant). Pochette arty, pour un disque hautement expérimental. Au programme : une exploration sonique du rock décortiqué, de l'ambiant et de la noise, dans un feeling reflétant le "malaise post-moderne". Cela parait abstrait au premier abord, mais c'est le vérité, "being and time" traduit bien un malaise relativement citadin et oppressant. Un joli parterre de musiciens vient prêter main forte à Yamada : Marc Ribot à la guitare, Jim Pugliese aux percus, Christine Bard à la batterie, Tim Smith à la clarinette, parmis beaucoup d'autre. Toujours organisé de manière orchestrale, les compositions oscille entre coup de semonce, ambiance tendu et toujours cette contre impression d'improvisation sauvage. Un disque parfaitement en phase avec la composer serie et une chapitre quasi "classique" du label new yorkais...
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Composer series
vendredi 11 novembre 2011
BERANGERE MAXIMIN - Tant que les heures passent
BERANGERE MAXIMIN a passé son enfance à l'île de la Réunion avant de partir pour la métropole à l'âge de seize ans. Elle a chanté dans divers groupes rock et world tout en suivant les cours de la classe électroacoustique de Denis Dufour au Conservatoire de Perpignan Elle réside aujourd'hui à Paris. L'utilisation de sonorités très hétérogènes, sans complexes ni principes dogmatiques, au sein d'une écriture serrée mais jouissive, les plans contrastés et les nuances employées, font de chacune de ses œuvres, une expérience à vivre réservée aux amateurs de sensations musicales fortes.Les artistes français sont récurrent sur la composer serie, il est guére etonnant de retrouver la jeune Bérangére dans les rangs de Tzadik. "Tant que les heures passent", manifeste incroyable dans les contrées electro-acoustiques et bidouillages expérimentaux en tous genre. Une musique difficile à décrire, mais qu'on qualifiera, en faisant fi de la branlette journalistique de la plupart des médias et qui me fatigue parfois, de "trippée". C'est d'ailleurs particuliérement convaincant sur "ce corps vil", pièce d'un quart d'heure ou la voix de la compositrice nous transporte dans un tourbillon de pensées abstraites. Les autres pièces instrumentales sont bonnes, faisant preuve d'une précision et d'une creativité interessante en matière d'assemblage de sonorités expérimentales. Une premier chapitre intéréssant pour la composer serie.
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CAINE/FELDMAN/COHEN/BARON - Secrets
Premier CD d'un quatuor extraordinaire nous délivrant les extraits du répertoire des dynasties hassidiques de Lubavitch, Satmar, Bobov et Modzitz. Autant de mélodies merveilleuses et débordantes d’amour divin (lesquelles trahissaient, pour de nombreux juifs de l'Europe de l'Est au XVIIIIe siècle, le signe d’un retour massif et unanime à la foi à travers l'intensité joyeuse des chants) et que se sont transmises par voie orale de nombreuses générations.Petite présentation furtive, pour une oeuvre qui se présente comme un plaisir personnel de John Zorn dans le catalogue de son label. Quatre musiciens issus de son cercle trés proche, evidemment talentueux, ayant une légitimité indefectible au sein de la downtown scene. Il s'agit de les faire bosser un peu les gaillards. Et vous vous en doutez, c'est une interprétation sans faille auquel on assiste, 9 titres impeccables, hommage sincére aux racines musicales juives. Alors, ce disque a t'il un défaut ? Peut être oui, par son absence totale d'originalité et de prise de risque artistique. Si Tzadik sortait uniquement ce type de disque, il fonctionnerait en circuit fermé, et ne tarderez pas à devenir redondant. Mais ce n'est pas le cas, on appreciera donc à sa juste valeur ce chapitre "classique" de la radical jewish culture...
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lundi 7 novembre 2011
MARTY EHRLICH - Sojourn
Sortis 11 ans avant son successeur "Fables" (voir cette même section), "Sojourn" est un disque important dans la construction de l'identité de la radical jewish culture, puisque ce sont des références qui date du début du label. Peu de choses en commun entre les deux disques cependant, car la formation est radicalement différente : Marty Ehrlich au sax/clarinette s'adjoint les services de Mark Hellias à la basse, Erik Friedlander au violon et de Marc Ribot à la guitare, rien que ça. L'approche du disque est beaucoup plus sombre, des pointes klezmer s'entremêle avec des disgressions jazzy et des relents de nigun. 8 titres assez longs, correctement interprétés, avec notamment une reprise étonnante de Bob Dylan. J'ai cependant préféré le second disque à ce "sojourn" ou il y a moins de charme et de subtilité...
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Radical jewish culture
JON GIBSON - Criss X cross
Jon Gibson, un des premiers musiciens de la génération des minimalistes, un des seuls qui a travaillé avec les cadors du genre, Young, Glass, Reich et Young. Peu prolifique sur disque, Tzadik déterre un enregistrement live capté le 26 novembre 1979 Chapelle de la sorbonne à Paris lors du festival d'automne. Un enregistrement dont le compositeur a peu de souvenirs au niveau des crédits, mais on saluera l'initiative des techniciens français zélés qui se sont cassé la tête à enregistrer cette prestation unique. Une prestation solo hypnotique incroyable, les personnes de l'assistance ont du se regarder bizarrement ce soir la. Que ce soit à la flûte ou au saxophone soprano, la vision de Jon Gibson se base sur une modulation mathématique minimaliste, elle même calqué sur une forme de répétition tournante. La pochette du disque, déssiné par Gibson lui même, montre bien cet état d'esprit de combinaisons numérologique tournante. Un disque majeur dans le style, qu'on rapprochera evidemment des compositeurs cités plus haut, "Criss X cross" est une belle oeuvre circulaire et une prestation instrumentale admirable...
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Composer series
GIUSTINO DI GREGORIO - Sprut
Un disque que je découvre avec 12 ans de retard, mais le catalogue Tzadik est immense, alors on passe un peu à coté parfois. Giustino di Gregorio, compositeur néo-primitif italien, à priori auteur d'un seul et unique disque, ce "sprut" sortis en 1999 sur la composer serie. Un disque ENORME ! Mais bien sur, vous vous en doutez, un disque egalemment indescriptible, comme tous bon Tzadik digne de ce nom. Pour faire simple, Giustino ne joue pas d'instruments. Il est par contre captiver par la déconstruction et la reconstruction de morceaux. Place donc ici à 17 plages sonores faites de collage de samples issus de centaine de groupes existant (le listing est à l'intérieur). On peut certes se méfier de ce procédé, à mi chemin entre le plagiat et la schizophrénie latente, mais dans le cas de cet opus, on touche au génie, indéniablement. Ces trames sonores brassent tellement large, sont si inspirés, ça en devient parfois indescent. J'ai toujours aimé ce procédé perso, on pense donc à l'approche de Kaada sur son premier disque par exemple ; un autre compositeur Tzadik, Mark de gli Antoni, s'y est essayé avec brio (voir cette même section).Bienvenue donc dans un autre univers, captivant et surprenant à tous les instants. Apparement, le compositeur avait cependant tout donné pour cet oeuvre, car il n'a jamais renouvellé l'experience...
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KARL BERGER - Strangely familiar
Pionnier du nouveau jazz européen, surtout connu comme vibraphoniste, Karl Berger est aussi compositeur, arrangeur, et d’abord… pianiste. Installé depuis longtemps à Woodstock, il dirige depuis 1972 le Creative Music Studio. Né en 1935, Karl Berger s’initie au jazz après de solides études de piano classique, et participe déjà au premier festival d’Antibes en 1961. Il s’intéresse ensuite aux travaux d’Ornette Coleman et de Don Cherry avec qui il joue et enregistre à partir de 1965 aux Etats-Unis et en Europe (voir notamment les disques ESP de Don Cherry captés au Café Montmartre de Copenhague). Largement accaparé par ses activités d’enseignant, il se produit peu sur scène et ses disques sont rares. Saluons donc l’idée de John Zorn de lui proposer d’enregistrer ces 17 Miniatures for Piano Solo, comme il les appelle, composées entre 2005 et 2009. Sensibles et légères, paisibles, mais aussi profondes et réfléchies, ces pièces témoignent beaucoup plus d’une recherche introspective, comme chez Ran Blake, qu’elles se présentent comme un déballage néo-romantique fumeux, ce que nous proposent, hélas, trop de pianiste "à la mode". Recommandé aux vrais mélomanes et amateurs de beau piano.Chronique issus du site culture jazz, mais je n'avais honnêtement pas beaucoup plus de choses à dire. Un disque à écouter allonger en rêvant...
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KEERIL MAKAN - In sound
Keeril Makan est un jeune compositeur américain aux travaux enluminés d'une foule de détails .A partir de musiques du folklore amérindien, de musique classique hindustani, de minimalisme et de bribes issues de l'avant-garde européenne il crée un univers sonore d'une sincérité et d'une honnêteté confondantes.Petite présentation furtive avant de rentrer au coeur du sujet : trois pièces sonores présenté içi, deux commissionné pour le célébre Kronos quartet (qui donnait sa chance à des jeunes compositeurs à un moment...) et une commissionné pour le Paul Drescher electro-acoustique ensemble. Qui connait le kronos sait qu'on a affaire à un string quartet traditionnel : les deux longues compositions de Makan sont donc correctes dans le genre, même si assez convenue : on appreciera cependant l'exploration sonique faites de montées et le contraste entre bruit et pureté du son. En revanche, la pièce electro-acoustique a beaucoup plus attiré mon attention : sombre, froide, inquiétante et bourré de sonorités captivantes : batterie electronique, guitare, marimba, clavier, violon et clarinette se mélange dans une ambiance glauque, développant un tourbillon sonore sournois et malsain. Une pièce donc qui sauve donc "in sound" d'un contenu peut être un peu trop classique, et qui nous balance dans les frontières de l'expérimental et de son coté mystérieux...
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GEORGE LEWIS - Endless shout
George Lewis, auteur de livre, précurseur dans l'utilisation de l'ordinateur dans des compositions comtemporaines, professeur à l'université de Californie à San diego, et tromboniste virtuose. Premier disque pour la composer serie sortis en 2000, la pochette de "endless shout" est vraiment chouette je trouve, il y a toujours ce coté "arty" dans les disques tzadik, c'est à chaque fois du bon boulot. Un disque assez varié dans l'ensemble avec quatres pièces sonores fonciérement différentes les unes des autres.On attaque avec "North star boogaloo" de 1996, trame pour percussions solos accompagné d'un lecteur qui nous raconte une histoire en même temps, et de pas mal de samples d'ambiance bien utilisé : une atmosphére se dégage du truc, on est pris dans le tourbillon du récit, une réussite donc.
Le titre éponyme date de 1994, composé pour du piano solo et interprété superbement par une pianiste inconnu. Posé, envoutant, réfléchis, un bon travail de composition classique. La pièce suivante est composé en 1977 pour un orchestre complet de 13 musiciens, et sera interprété en 1997 avec George Lewis lui même au baton : une pièce assez crispante, avec des cuivres un peu stressant et relachement complet, on s'attendait à plus de construction et d'esprit cartoon, c'est une relative déception. La derniére piéce sonore est la plus longue avec George Lewis lui même au trombone et à l'ordinateur : le compositeur doit en effet composé des séries de samples ambiant et instumentaux psyché, puis enregistre par dessus l'ordi avec son trombone. "Voyager" est la pièce la plus énigmatique mais aussi la plus captivante dans le fond, on ne sait pas ou le voyage va se finir, et il y a un coté opprésant plutôt bien exploité. Une fin qui nous entraine dans le trou noir donc...
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