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mardi 28 septembre 2010
BILL LASWELL - Invisible design
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mercredi 22 septembre 2010
RAFI MALKIEL - Water
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Artwork sobre et classieux pour un opus qui tourne autour du concept de l'eau dans toutes ses formes. On ne s'étonnera donc pas d'entendre pas mal de bruits de flotte tout au longs des riches 12 titres composé par le tromboniste. Entouré d'un line-up assez conséquent de 14 musiciens, dont pas mal de cuivres et de percussions, les morceaux en gagnent en instrumentations et en richesse, et ça fait plaisir à entendre. On tape dans un registre entre musique de l'Europe de l'est et jazz, ça swingue dans tous les sens et donne envie de taper du pied. Ca me rappelle Daphna Sadeh ou Paul Shapiro dans cette même section, et c'est du bon matos une fois de plus...
dimanche 12 septembre 2010
MAMORU FUJIEDA - Pattern of plants
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Le concept est assez complexe d'aprés ce que j'ai pu comprendre des notes du livret. Fasciné par la corrélation entre l'environnement et la musique, le compositeur a branché des électrodes sur des plantes. Avec leur évolution, ces dernières développent de la photosynthèse qui produit des micro-sources éléctriques qu'un ordinateur capte, enregistre et analyse via un logiciel. Mamoru Fujieda retranscrit ensuite les données dans un language musical, que des musiciens interprétent par la suite avec des instruments traditionnels japonais comme le Koto et le Sho (entre autres). Nous sommes donc en présence d'une vrai intellectualisation de la musique, et d'une véritable recherche quasi scientifique (j'ai vraiment simplifier les explications du livret) ce qui force le respect. Pour joindre l'utile à l'agréable, le disque sonne vraiment bien : 75 minutes (il est vraiment trés long effectivement) de différentes variantes d'instruments ensemble, qui donne un coté ambiant traditionnel ultra reposant, qui rappelle fortement le minimalisme. Un magnifique épisode Tzadik qui se veut être l'un des plus calme et apaisant. A noter que le second volume de ce concept est sortis il y a peu sur cette même section en 2008 par le même auteur....
vendredi 10 septembre 2010
SCOTT JOHNSON - Patty Hearst
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Ce fait divers assez incroyable (dont je vous recommande de lire l'historique sur internet) inspirera un film en 1988 réalisé par Paul Schrader, qui confia la bande son à Scott Johnson, compositeur d'avant garde issus du courant minimaliste n'ayant strictement aucune expérience dans la composition de films et dont "Patty Hearst" demeure la seule incursion dans le genre. Au départ, je me suis demandé pourquoi ce disque ne figurait pas dans la section Film music de Tzadik, dédié à la catégorie du 7eme art. A l'écoute du disque, on comprend assez vite pourquoi : malgré beaucoup de passage basé sur l'émotion, l'ensemble sonne trop expérimental pour se rattacher à une veine de bande son classique de cinéma. Scott Johnson y pose peu son phrasé de guitare qu'on retrouvait sur "John somebody" (en fait sur seulement deux titres). Place à beaucoup de constructions à base de synthétiseurs, percussions, et un string quartet reunis pour l'occasion, interprétant beaucoup de passages avec justesse et sensibilité, faisant de "Patty Hearst" une trés belle oeuvre d'avant garde indépendante. Out of print depuis plusieurs années sur Nonesuch, Tzadik effectuera un trés beau travail de réédition, rendant cette bande son de nouveau accessible à tous, pour notre plus grand plaisir...
jeudi 9 septembre 2010
LUKAS LIGETI - Afrikan machinery
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mardi 7 septembre 2010
LEE HYLA - Wilson's ivory-bill
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vendredi 3 septembre 2010
ARNOLD DREYBLATT - Animal magnetism
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Arnold Dreyblatt, compositeur américain ayant migré depuis pas mal d'années sur Berlin, ville ou il réside toujours. Ayant étudié avec Alvin Lucier et LaMonte Young (soit des fers de lance du minimalisme), et dirigeant son propre groupe prénommé "the orchestra of excited strings" depuis 1979 (un nom bien fun, il faut l'avouer...). Et c'est avec cette formation qu'il composera ce disque improbable, certes assez court, mais qui pourtant fait preuve d'un avant gardisme sans faille tout en apportant son lot de surprises. Déja, il s'agit d'un des seul disque de chamber works ou j'ai pu lire la mention "This music is composed with a specific acoustic effect in mind. one should listen at maximum volume". La musique contemporaine joué ici lorgne en effet beaucoup sur l'énergie du rock. Beaucoup de cuivres composent le disque, en plus d'instruments traditionels et d'autres plus pittoresques (le cimbalom notamment, un instrument à corde frappée faisant partie de la famille des cithares). La rapidité est parfois présente, le changement de structures est récurrent, la répétition pointe parfois, et le tout dans une musique hybride mélangeant percussions, rythmiques ska ou d'europe de l'Est, et éléments pop. Ca m'a rappelé certains moments de la musique de Frank Zappa (dernière période), ça m'a surtout beaucoup étonné, mais finalement séduit. "Animal magnetism" est une oeuvre trés riche et dense qui mérite effectivement d'être écouter à volume bien élevé...
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