Lesli Dalaba, trompettiste de la downtown scene, ayant joué entre autre avec les ensembles de Wayne Horvitz, d'Elliott Sharp ou de LaMonte Young. Son unique disque pour la série Oracles est vraiment ambitieux pour le coup : synthétiser toute l'histoire de la planète Terre en 48 minutes de musique. Vous n'y aviez pas pensé ? Lesli l'a fait, et avec brio j'ai envie d'ajouter. Oeuvre absolument indescriptible dans l'absolu, elle est composé en trois grande parties de 15 minutes qui correspondent a différente parties de l'humanité, entrecoupé d'interlude au Berimbau. Line up imparable sinon : Dalaba a la trompette, Carla Kihlstedt au violon, Zeena Parkins à la harpe, et Ikue Mori au laptop. Expérimental, mais aussi avec un touché ambiant et progressif indéniable, le quatuor emprunte l'improvisation du jazz pour le couplé avec l'approche de composition de la musique de chambre. Joué avec du coeur, "Timelines" est un superbe volume de série Oracles à découvrir d'humeur résolument baroudeuse...
mardi 20 mars 2012
LESLI DALABA - Timelines
Lesli Dalaba, trompettiste de la downtown scene, ayant joué entre autre avec les ensembles de Wayne Horvitz, d'Elliott Sharp ou de LaMonte Young. Son unique disque pour la série Oracles est vraiment ambitieux pour le coup : synthétiser toute l'histoire de la planète Terre en 48 minutes de musique. Vous n'y aviez pas pensé ? Lesli l'a fait, et avec brio j'ai envie d'ajouter. Oeuvre absolument indescriptible dans l'absolu, elle est composé en trois grande parties de 15 minutes qui correspondent a différente parties de l'humanité, entrecoupé d'interlude au Berimbau. Line up imparable sinon : Dalaba a la trompette, Carla Kihlstedt au violon, Zeena Parkins à la harpe, et Ikue Mori au laptop. Expérimental, mais aussi avec un touché ambiant et progressif indéniable, le quatuor emprunte l'improvisation du jazz pour le couplé avec l'approche de composition de la musique de chambre. Joué avec du coeur, "Timelines" est un superbe volume de série Oracles à découvrir d'humeur résolument baroudeuse...
STEVEN BERNSTEIN - Diaspora suite
John Zorn, grand gourou de la downtown scene, avait prévenu Steven Bernstein, responsable de la série Diaspora sur la radical jewish culture : "si il doit y avoir un prochain volume, je veux que ce soit que des compositions originales". Certes il y avait quelques arrangements traditionnels sur les autres volumes, mais voila l'art et la manière de mettre un coup de pression direct, Zorn croyant surtout à l'énorme potentiel de compositeur du trompettiste. C'est lors d'un concert de 2007 en hommage au réalisateur Robert Altman que l'idée de ce disque a germé, les compositions précédentes avaient été largement arrangé et structuré, place à la liberté absolu pour cette fois. Si il avait enregistré chaque volume dans des villes différentes auparavant, Berstein a cette fois décidé de rester chez lui, dans la ville de Oakland (Californie) afin de donner vie aux 12 titres qui composent ce "diaspora suite". Appel de ces plus camarades musiciens de la west coast (dont les reconnus Ben Goldberg, Peter Apfelbaum, ou John Schott) et enregistrement express dans une même pièce durant une unique journée, de 12h à 6h du soir avec une pause déjeuner au milieu (!). Du trés trés lourd. Dans la tradition musicale Hébraïque satiné de Miles Davis/Gil Evans, c'est du jazz absolument magnifique auxquel on a le droit. Virtuosité, improvisation, ambiance sombre, c'est un trés grand moment de musique. Volume important de la radical jewish !
samedi 17 mars 2012
JESSE HARRIS - Cosmo
Encore une délicieuse anomalie que cette arrivée de Jesse Harris dans les rangs de Tzadik, comme l'incursion récente d'Anthony Braxton ou de Terry Riley. Gagnant d'un grammy award, compositeur de Norah Jones ou de Solomon Burke (entre autres), compositeur d'un film de Ethan Hawke, Jesse Harris n'est pas à priori issus de la scène expérimentale pure souche, mais demeure un élément de la downtown scene à part entière (Il participe d'ailleurs au concert parisien de John Zorn en Mars 2013). Aprés neuf disques en solo, voici donc son premier album entièrement instrumental, brillant de surcroit, ce qui ne gache rien à l'affaire. L'affiliation avec Tzadik ne choquera cependant pas les fervents du giron de NY, puisqu'on y retrouve pas mal d'habitués, qui sont tout naturellement des amis de Harris : Kenny Wollesen aux percus, batterie, Rob Burger à l'orgue, piano, Tony Scherr à la guitare, Doug Wieselman au tambourin, etc...12 compositions magnifiques et trés variés, pasant du jazz à la folk, de la musique brésilienne au rock, bref, comme le dit Zorn, la pop instrumentale dans la tradition de Burt Bacharach. Un opus frais, léger, facile à écouter et ceux à tous moments de la journée comme un disque de The dreamers. Chouette volume...
dimanche 19 février 2012
BASYA SCHECHTER - Songs of wonder
Aprés des mois passés en studio et pas mal de concerts ou les titres ont été joués, voici donc le nouveau projet de Basya Schechter, tête pensante de Pharaoh daughters, chanteuse au sein de Mycale et âme bienveillante et généreuse d'une nouvelle scène musicale juive. Son second disque "solo" pour Tzadik se nomme donc "songs of wonder" et dévoile un sacré line-up de musiciens de la downtown scene comme Uri Sharlin au piano, Frank London à la trompette ou encore kes musiciens de Banquet of the spirits. 10 titres d'influence yiddish avec une magnifique instrumentation, riche de nombreux instruments et d'arrangements brillants ou se mêle exotisme et tradition. On y retrouve evidemment des reminiscences de son groupe, mais aussi tous les vibrations et superbes mélodies de son second disque "queen's dominion". La ligne directrice des ligne de chants de la superbe voix de Basya (chanté en hébreu) sont des textes du rabbin Abraham joshua Heschel, théologien et grand penseur juif du XXeme siècle (plus d'infos sur le net). Au final, un brillant disque offert par la compositrice, riche et coloré musicalement, sincére et réfléchis sur les paroles. L'adéquation parfaite en somme...
samedi 28 janvier 2012
NORMAN YAMADA - Being and time
Seul et unique disque de Norman Yamada, compositeur trés discret venant de New York, et qui n'a plus donner signe de vie depuis cet opus datant de 1998 (il avait cependant sortis cinq disques auparavant, dont un sur Avant). Pochette arty, pour un disque hautement expérimental. Au programme : une exploration sonique du rock décortiqué, de l'ambiant et de la noise, dans un feeling reflétant le "malaise post-moderne". Cela parait abstrait au premier abord, mais c'est le vérité, "being and time" traduit bien un malaise relativement citadin et oppressant. Un joli parterre de musiciens vient prêter main forte à Yamada : Marc Ribot à la guitare, Jim Pugliese aux percus, Christine Bard à la batterie, Tim Smith à la clarinette, parmis beaucoup d'autre. Toujours organisé de manière orchestrale, les compositions oscille entre coup de semonce, ambiance tendu et toujours cette contre impression d'improvisation sauvage. Un disque parfaitement en phase avec la composer serie et une chapitre quasi "classique" du label new yorkais...
vendredi 11 novembre 2011
BERANGERE MAXIMIN - Tant que les heures passent
BERANGERE MAXIMIN a passé son enfance à l'île de la Réunion avant de partir pour la métropole à l'âge de seize ans. Elle a chanté dans divers groupes rock et world tout en suivant les cours de la classe électroacoustique de Denis Dufour au Conservatoire de Perpignan Elle réside aujourd'hui à Paris. L'utilisation de sonorités très hétérogènes, sans complexes ni principes dogmatiques, au sein d'une écriture serrée mais jouissive, les plans contrastés et les nuances employées, font de chacune de ses œuvres, une expérience à vivre réservée aux amateurs de sensations musicales fortes.Les artistes français sont récurrent sur la composer serie, il est guére etonnant de retrouver la jeune Bérangére dans les rangs de Tzadik. "Tant que les heures passent", manifeste incroyable dans les contrées electro-acoustiques et bidouillages expérimentaux en tous genre. Une musique difficile à décrire, mais qu'on qualifiera, en faisant fi de la branlette journalistique de la plupart des médias et qui me fatigue parfois, de "trippée". C'est d'ailleurs particuliérement convaincant sur "ce corps vil", pièce d'un quart d'heure ou la voix de la compositrice nous transporte dans un tourbillon de pensées abstraites. Les autres pièces instrumentales sont bonnes, faisant preuve d'une précision et d'une creativité interessante en matière d'assemblage de sonorités expérimentales. Une premier chapitre intéréssant pour la composer serie.
CAINE/FELDMAN/COHEN/BARON - Secrets
Premier CD d'un quatuor extraordinaire nous délivrant les extraits du répertoire des dynasties hassidiques de Lubavitch, Satmar, Bobov et Modzitz. Autant de mélodies merveilleuses et débordantes d’amour divin (lesquelles trahissaient, pour de nombreux juifs de l'Europe de l'Est au XVIIIIe siècle, le signe d’un retour massif et unanime à la foi à travers l'intensité joyeuse des chants) et que se sont transmises par voie orale de nombreuses générations.Petite présentation furtive, pour une oeuvre qui se présente comme un plaisir personnel de John Zorn dans le catalogue de son label. Quatre musiciens issus de son cercle trés proche, evidemment talentueux, ayant une légitimité indefectible au sein de la downtown scene. Il s'agit de les faire bosser un peu les gaillards. Et vous vous en doutez, c'est une interprétation sans faille auquel on assiste, 9 titres impeccables, hommage sincére aux racines musicales juives. Alors, ce disque a t'il un défaut ? Peut être oui, par son absence totale d'originalité et de prise de risque artistique. Si Tzadik sortait uniquement ce type de disque, il fonctionnerait en circuit fermé, et ne tarderez pas à devenir redondant. Mais ce n'est pas le cas, on appreciera donc à sa juste valeur ce chapitre "classique" de la radical jewish culture...
lundi 7 novembre 2011
MARTY EHRLICH - Sojourn
Sortis 11 ans avant son successeur "Fables" (voir cette même section), "Sojourn" est un disque important dans la construction de l'identité de la radical jewish culture, puisque ce sont des références qui date du début du label. Peu de choses en commun entre les deux disques cependant, car la formation est radicalement différente : Marty Ehrlich au sax/clarinette s'adjoint les services de Mark Hellias à la basse, Erik Friedlander au violon et de Marc Ribot à la guitare, rien que ça. L'approche du disque est beaucoup plus sombre, des pointes klezmer s'entremêle avec des disgressions jazzy et des relents de nigun. 8 titres assez longs, correctement interprétés, avec notamment une reprise étonnante de Bob Dylan. J'ai cependant préféré le second disque à ce "sojourn" ou il y a moins de charme et de subtilité...
JON GIBSON - Criss X cross
Jon Gibson, un des premiers musiciens de la génération des minimalistes, un des seuls qui a travaillé avec les cadors du genre, Young, Glass, Reich et Young. Peu prolifique sur disque, Tzadik déterre un enregistrement live capté le 26 novembre 1979 Chapelle de la sorbonne à Paris lors du festival d'automne. Un enregistrement dont le compositeur a peu de souvenirs au niveau des crédits, mais on saluera l'initiative des techniciens français zélés qui se sont cassé la tête à enregistrer cette prestation unique. Une prestation solo hypnotique incroyable, les personnes de l'assistance ont du se regarder bizarrement ce soir la. Que ce soit à la flûte ou au saxophone soprano, la vision de Jon Gibson se base sur une modulation mathématique minimaliste, elle même calqué sur une forme de répétition tournante. La pochette du disque, déssiné par Gibson lui même, montre bien cet état d'esprit de combinaisons numérologique tournante. Un disque majeur dans le style, qu'on rapprochera evidemment des compositeurs cités plus haut, "Criss X cross" est une belle oeuvre circulaire et une prestation instrumentale admirable...
GIUSTINO DI GREGORIO - Sprut
Un disque que je découvre avec 12 ans de retard, mais le catalogue Tzadik est immense, alors on passe un peu à coté parfois. Giustino di Gregorio, compositeur néo-primitif italien, à priori auteur d'un seul et unique disque, ce "sprut" sortis en 1999 sur la composer serie. Un disque ENORME ! Mais bien sur, vous vous en doutez, un disque egalemment indescriptible, comme tous bon Tzadik digne de ce nom. Pour faire simple, Giustino ne joue pas d'instruments. Il est par contre captiver par la déconstruction et la reconstruction de morceaux. Place donc ici à 17 plages sonores faites de collage de samples issus de centaine de groupes existant (le listing est à l'intérieur). On peut certes se méfier de ce procédé, à mi chemin entre le plagiat et la schizophrénie latente, mais dans le cas de cet opus, on touche au génie, indéniablement. Ces trames sonores brassent tellement large, sont si inspirés, ça en devient parfois indescent. J'ai toujours aimé ce procédé perso, on pense donc à l'approche de Kaada sur son premier disque par exemple ; un autre compositeur Tzadik, Mark de gli Antoni, s'y est essayé avec brio (voir cette même section).Bienvenue donc dans un autre univers, captivant et surprenant à tous les instants. Apparement, le compositeur avait cependant tout donné pour cet oeuvre, car il n'a jamais renouvellé l'experience...
Inscription à :
Articles (Atom)