Affichage des articles dont le libellé est Painkiller. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Painkiller. Afficher tous les articles

dimanche 24 mars 2024

PAINKILLER - Zornfest@knittingfactory 3 september 1993

 

Né le 2 septembre 1953, chaque décennie d'anniversaire de John Zorn est un moment important car cela donne lieu à une série de concerts massifs durant tout le mois de septembre. Les 60th et 70th ont donné lieu a carrément de nombreux shows à travers le monde entier en 2013 et 2023. En 2003, c'est tous le mois de septembre complet qui donné lieu à une série de concerts au Tonic de New York (ouvert entre 1998 et 2007), un club du lower east side qui n'a pas survécu à la gentrification. On retrouve douze volumes de disque sur Tzadik sous l’appellation "50th birthday celebration" (dispo à la lecture). En 1993, il y a eu le 40th birthday celebration durant également le mois de septembre complet, à l'ancienne Knitting factory (celle situé dans l'east village de Manhattan non loin du CBGB, et qui a depuis été délocalisé à Brooklyn) lors d'un "Zornfest" mémorable, mais dont les travaux n'ont malheureusement jamais été publié officiellement...


Il s'agit pourtant certainement du birthday le plus important pour le fondateur de Tzadik : à 40 ans, en pleine force de l'age, il fonde à cette période tous ses projets majeurs dont aucun autre n'aura la même portée historique par la suite. La veille de ce concert de Painkiller ? le 2 septembre 1993, Masada y joue son tout premier concert historique (dispo sur la Archival serie de Tzadik "Masada first live"). Ce live officiel de Masada prouve que ce Zornfest a été enregistré intégralement mais n'a jamais été publié par la suite, peut être que Zorn ne trouvait pas les prestations assez bonnes ? ou peut être des difficultés techniques d'enregistrements ? On ne saura jamais vraiment la vérité. Mais on y retrouvera une première incarnation d'Electric Masada, des lives de Naked city, etc....3 septembre 1993, Painkiller rentre en scène, le vrai trio, avec Bill Laswell et Mick Harris, qui a enregistré seulement peu de temps avant les disques en studio. Une prestation thermo-nucléaire en deux partie (on imagine 8pm et 10pm) absolument dantesque. Le son de ce bootleg est trés correct, on entend bien le public gueuler entre les titres (moins de 50 personnes assurément) donc une prise de son directe, mais une qualité tout à fait honorable, malgrés quelques grésillements et rares micro coupures. Et voila le disque parfait pour faire le lien avec les 5 lives existants de Painkiller (3 japonais, le 50th birthday et le dernier de 2005, voir la section Painkiller du blog). Le trio est en fusion, Laswell est démoniaque, Zorn s'époumone comme un jeune premier, Harris gueule comme un âne, blast comme un vicelard (même si avouons le, c'est le moins bon batteur de Painkiller dans le fond). Pour plus de sauvagerie, Kevin Sharp de Brutal truth vient gueuler en mode grindcore à son tour (!!). Et pour rajouter un peu de folie, Buckethead intervient à la gratte durant le premier set, puis casse sa guitare (C'est Zorn qui l'annonce lui même), mais intervient sur la fin du second set dans un bordel sonore incroyable. Pour tout fan de Zorn, ce live est obligatoire d'écoute et merci à ce bootleg d'exister. Cerise sur le gâteau ? Painkiller livrera un second set le lendemain qu'il me reste à découvrir mais j'en reparlerais assurément


Ps : si quelqu'un connait le planning complet du 40th birthday Zornfest durant le mois de septembre 1993, je suis preneur... 

dimanche 21 février 2016

PAINKILLER - The prophecy

La sortie de ce disque était un mini-évènement dans la sphère Zornienne et surtout des fervents de Painkiller : Cela faisait 10 ans qu'aucune sortie du groupe n'avait vu le jour, malgré des concerts livrés occasionnellement. "The prophecy" est d'ailleurs une compilation d'une tournée en Europe qui a eu lieu en 2005 et dont les prises auraient eu lieu à Berlin et à Varsovie (On constate avec malice qu'ils n'ont pas gardé le concert de Paris de 2008 à la cité de la musique qui fût, selon les témoins, une véritable catastrophe). John Zorn est plus que jamais présent en tant que tête pensante détraqué d'un combo qui ne l'est pas moins. En fidèle lieutenant, Bill Laswell, sa basse thermo-nucléaire, ses pédales et son groove démoniaque sont plus que présent aussi, demeurant toujours l'un des meilleurs bassistes à accompagner Zorn (ils se comprennent sans se regarder). Place cependant au petit nouveau, puisque Mick Harris ayant arrêté la batterie durant cette période (et Hamid Drake étant vraiment un guest en One shot), c'est Yoshida Tatsuya (Ruins...) qui remplace au pied levé et l'envie de tout détruire sur son set de batterie. Certes, pas vraiment de blast-beats expéditifs, mais un jeu extraterrestre absolument improbable, qui en fait un des meilleurs batteurs-improvisateurs au monde, mais toujours resté dans l'ombre par un refus quasi viscéral du mainstream musical. Deux titres Free-jazz/Noise se bousculent en intro et outro, 4 minutes en tout mais un massacre auditif dans les règles, ou comment tabasser l'auditoire avec un plaisir quasi-sadique. Entre ces deux titres, "The prophecy", longue tirade de 64 minutes absolument hallucinante. Apparemment un mix des deux concerts, les plus exigeants dénonceront le fait qu'un montage audio peut fausser un peu la donne quand à la performance d'un concert. Mais si on garde à l'idée que ce montage ne concernerait à priori que deux concerts, le titre est tout bonnement renversant. Improvisation totale, passages éclairées, destruction noise, solos démentiels de chacun des trois musiciens, accalmie salutaire, l'ensemble est vraiment du grand art. A juste titre, l'acquisition de ce disque est quasi essentielle si vous aimez le label Tzadik, et on se dit que Zorn devrait plus souvent fouillé ses cartons pour nous sortir une série complète de live de Painkiller et de Naked city...

samedi 2 janvier 2010

PAINKILLER - 50th birthday celebration (12)

La série Celebration birthday rend hommage à l’historique performance de John Zorn qui a joué tous les soirs pendant le mois de septembre 2003 (au Tonic à NY) pour célébrer ses 50 ans. Le programme y est impressionnant, tous ces projets de l'époque étant représenté (mis à part Naked city). Le 6eme jour de ce mois, NY se prenait Painkiller en pleine tête. Certains puristes furent déçus de l’absence de Mick Harris à la batterie, et donc de l’absence de Blast furax. Hamid Drake le remplaça au pied lever, et nous offre avec Bill Laswell une section rythmique plus groovy que d’habitude. Zorn reste fidèle à lui-même au saxo. L’invité « guest » qui tient un peu la baraque, ça reste ce bon vieux Mike Patton, qui nous bombardera de cris, onomatopées et autres acrobaties vocales des plus détonantes. Le Tonic doit encore trembler de cette performance…premier titre, 20 minutes !

PAINKILLER - Live in Osaka

Concert enregistré à Osaka en novembre 94 et qui prolonge l'évolution entamée sur le double disque précédent, mais avec un son et des conditions live, et une maîtrise époustouflante de l'improvisation: c'est à nouveau Oz Fritz qui assure la partie sonorisation, et qui donc contrôle les overdubs nécessaires sur chaque instrument, ce qui lui assure presque une place de 4e membre du groupe. Le son est donc impeccable, même quand il croule sous divers effets, on distingue parfaitement tous les instruments: Mick Harris n'a plus rien de commun avec un batteur habituel de metal, Bill Laswell s'éclate comme un petit fou en changeant de jeu comme de chemise, il y a des moments de groove poisseux, à part égale d'instants de violence vicieuse, sans oublier quand ça déjante complètement façon fusion nucléaire, ce qui permet à John Zorn de nous gratifier de quelques uns de ses meilleurs solos. La montée en pression se fait progressivement, avec des titres oscillant entre 9 et 13 minutes : en premier "Gandhamadana" qui permet à chacun de se tester et au son de se mettre en place, après ce tour de chauffe arrive "Vaidurya" qui nous emmène dans un espace surnaturel, alors "Satapitaka" décide de faire bouger et contenter autant le corps que l'esprit, puis "Bodkyithangga" repart sur du bruitisme zarbi en voyant débarquer mister Yamatsuka Eye aux vocaux, hurleur dément des Boredoms. Le dernier morceau est enfin - sans Laswell ni Harris - un affrontement entre le saxophone alto et le chanteur japonais, où ce dernier va prouver qu'il n'a rien à envier à un Mike Patton déchaîné, ce serait même presque le contraire... Donc le "John and Eye duo Encore" comporte 5 parties : "Black Bile - Yellow Bile - Blue Bile - Crimson Bile - Ivory Bile". L'énorme densité des travaux de Zorn durant cette période (qui menait de front Naked city aussi, autre groupe contemporain majeur) nous permet clairement de juger avec le recul de son avant-gardisme, nous convaincant de jour en jour un peu plus que John Zorn est un monument de la musique moderne...


PAINKILLER - Talisman live in Nagoya

Un live de Painkiller sortis sur le tard comparé à l’anthologie « collected works » regroupant tous les travaux du trio déglingué. Sortis sur le tard aussi car il date de 1994, soit une sortie quasiment une décennie après. Et pourtant, il aurait été dommage de nous priver de ce petit bijou, Zorn ayant bien fait de fouiller dans ses archives pour nous retrouver ce concert issus de la tournée 94’ au pays du soleil levant (Le saxophoniste y vivait à cette époque). Une des plus longue improvisation de Painkiller est disponible désormais dans nos oreilles, soit 35 minutes à couper le souffle. Des déchirements de sax de Zorn, jusqu’à la basse saturé de Bill Laswell en passant par le jeu de batterie débridé de Mick Harris, il n’y a rien à dire, c’est du grand art. On est heureux des blasts de fou furieux de ce dernier, qui couplé au distortion de basse et aux percées stridentes de saxo renvois tous les groupe de Noise au placard. Un disque vraiment extrême…

PAINKILLER - Execution ground

Suite de la rétro Painkiller. Comme je suis une feignasse, j'ai repiqué une kronik sur un webzine, de toute manière, la plupart d'entre vous connaissent et aiment l'un des trio les plus destructeurs que l'histoire de la musique ait connue...


Juin 1994, le trio retourne en studio pour enregistrer un nouvel opus nommé Execution Ground qui voit les morceaux se rallonger sensiblement, et la musique prendre encore une direction nouvelle, sous l'influence de Laswell comme précédemment, mais également ambient de Harris car celui-ci a déjà sorti les premiers albums de Scorn. Pourtant les 5'30'' d'ouverture de la première plage "Parish Of Tama (Ossuary Dub)" commencent furieux, comme sur les galettes précédentes, mais ça se calme très vite et du bruit comme un vent vicié se met à traîner dans les tympans, charriant des voix mortuaires, âmes damnées portées par cette force de la nature qui vont bientôt se mettre à danser sur un dub profond, progressivement mis en place par le couple basse-batterie, et sur lequel le saxophone n'aura plus qu'à se poser et subir un déluge d'effets. Deuxième titre, "Morning Of Balachaturdasi" débute par un rythme inhabituel, sur lequel viennent porter quelques coups de basse disto, avant qu'elles ne repartent vite en chambre d'échos, que la batterie se fasse lourde mais aérée, permettant à Zorn de tenter quelques bizarreries de son crû, ensuite la rythmique s'arrête, reprend, s'arrête, etc... et on part sur du free-jazz coloré et bruitiste, curieusement moins agressif malgré son aspect déstructuré, où le talent de producteur de Oz Fritz (qui bossa avec Brian Eno, Primus, Tom Waits) fait merveille car réussissant à garder une clarté à chaque son. Enfin arrive "Pashupatinath" où le saxophone devient presque sage, c'est cette fois-ci la batterie qui passe à la reverb, la basse en soutien, où des samples vont venir petit à petit manger l'espace sonore, avant qu'on ne reparte en instants très rapides, avec vocaux agressifs qui reviennent en toute fin sans pour autant tomber dans l'explosion facile... And now, Disc Two : en fait le remix ambient des premier et troisième morceaux de cet Execution Ground, assuré par Robert Musso, autre habitué des collaborations hautes en couleur, qui va gommer les sons trop percussifs et rallonger les plages, laissant aux sons réutilisés le temps de se développer dans l'espace, sans compter l'ajout de quelques samples par Harris, créant ainsi une atmosphère déprimante, sans possibilité pour l'esprit de trop se raccrocher à une rythmique sur la durée, obligé qu'il est de subir de sombres ambiances qu'éclairent parfois l'alto fou...

mercredi 30 décembre 2009

PAINKILLER - Rituals (live in Japan)

Ok, je triche, ce n'est pas un Tzadik ("Ok, i'm cheating, this is NOT a tzadik release"). Mais putain, ce live, il vaut vraiment le coup d'être écouté puisque je suis dans ma petite période Painkiller.

Live de 1992 sortis sur Toy's factory, dont Zorn n'a apparement jamais récupéré les droits. En résulte un objet assez rare, valant ces bon 200 $ sur e-bay. Perso, je le possède pas car je trouve ridicule de claquer autant dans un skeud', mais un pote l'a, et j'ai pu mater l'objet. On garde le même principe d'artwork, un peu de S/M, de la sauvagerie, et le tour est joué. La production n'est pas béton, c'est vrai. Mais la violence de ce concert demeure en tout point jouissive. Que s'est t'il passé ce jour la ? Harris avait t'il pris des amphét' ? ou bien est ce la présence de Haino Keiji à la guitare sur tous les titres qui transcende la fureur sanguinaire de ce concert ? On ne le saura probablement jamais. Mais on imagine avec amusement la gueule ahuri du public japonais présent. Grand...

mardi 29 décembre 2009

PAINKILLER - Buried secrets

C'est avec quasi effroi que je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas une ligne sur Painkiller au sein de Tzadikology. Alors le tir va être rectifié avec carrément l'ouverture d'une nouvelle section. Groupe mythique si il en est, j'ai toujours eu une petite préférence pour Naked city, qui développe le coté dingue de Zorn de manière structuré, tandis que Painkiller le développe plus de manière improvisé. Mais tout ceci reste du trés grand art...Comme je suis une feignasse, j'ai repiqué une kronik sur un webzine, de toute manière, la plupart d'entre vous connaissent et aiment l'un des trio les plus destructeurs que l'histoire de la musique ait connue...


Ils remettent ça en août et octobre 91 avec le disque Buried Secrets sorti en 92, durée 26 minutes, où leur musique va subir une évolution, va gagner en dépravation ce qu'elle perd en brutalité, même si les 3 premiers morceaux peuvent laisser croire à une classique continuité. En quatrième position se trouve en effet "Blackhole Dub", le genre de titre que Bill Laswell sortira sur son label Axiom: une plage emplie d'écho et de reverb construite autour d'une bass-line organique, où la batterie se pose de façon lourde et lente, toutes deux accompagnées de sombres samples et du saxophone qui tour à tour se fait caressant ou agressif. La parfaite transition pour ce qui suit et qui porte le nom de l'album, voyant débarquer comme invités spéciaux Justin Broadrick et GC Green, créateurs de Godflesh, groupe phare du Metal industriel, et qui cartonnait sur Earache à l'époque : presque normal qu'ils soient là, vu que Justin Broadrick est lui aussi membre fondateur de Napalm Death. Donc sur ce titre, ainsi que sur le dernier du disque, "The Toll", on a droit à un long voyage halluciné au tempo ralenti et mécanique, où la guitare abrasive de Broadrick répond à un Zorn torturé, où la basse accordée très grave de Green complète celle en distorsion de son alter-ego, où on ne sait plus si le rythme est tenu par Harris ou la drum-machine, chair de dieu. Les autres morceaux, du sixième au neuvième, se chargent cependant de tuer de nouveau la douleur d'une façon plus bestiale, même si on se demande ce qui est le plus douloureux à l'oreille !

dimanche 27 décembre 2009

PAINKILLER - Guts of a virgin

C'est avec quasi effroi que je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas une ligne sur Painkiller au sein de Tzadikology. Alors le tir va être rectifié avec carrément l'ouverture d'une nouvelle section. Groupe mythique si il en est, j'ai toujours eu une petite préférence pour Naked city, qui développe le coté dingue de Zorn de manière structuré, tandis que Painkiller le développe plus de manière improvisé. Mais tout ceci reste du trés grand art...
Comme je suis une feignasse, j'ai repiqué une kronik sur un webzine, de toute manière, la plupart d'entre vous connaissent et aiment l'un des trio les plus destructeurs que l'histoire de la musique ait connue...



Mick Harris, batteur, fondateur du premier groupe de grindcore Napalm Death, qu'il quittera très vite après avoir inventé un nouveau drumkit rapide et violent, le blast-beat, pour ensuite se consacrer à des projets plus planants et malsains tels Scorn, Lull ou Quoit, pour cause de léger raz-le-bol du metal; le bassiste, Bill Laswell, spécialiste du free-jazz et du dub-ambient, producteur et remixeur passant d'une ambiance à l'autre avec Herbie Hancock, William Burroughs, Fred Frith, Swans, Public Image Ltd, etc... enfin le saxophoniste, John Zorn, figure de la scène new-yorkaise de musique expérimentale, poussant le jazz dans ses ultimes recoins jusqu'à le mutiler, vu comme l'un des compositeurs contemporains les plus influents de la fin du XXe siècle, peut-être parce qu'il considère le rock extrême - punk, noise, metal - comme de la ziq respectable...

Ces 3 personnalités ont déjà collaboré par paires, mais la toute première fois où elles joueront ensemble sera cette nuit d'avril 1991 où elles vont s'enfermer pour enregistrer une série de morceaux en one-shot, pour un disque faisant moins de 25 minutes sorti peu de temps après sur le label Earache, à l'époque spécialiste du metal extrême: ça commence par les cris de Harris, alors le saxo commence à hurler puis s'arrête, la batterie claque et roule, la basse impose sa distorsion, 30 secondes passent puis le tempo change subtilement et Zorn revient jouer, 20 secondes passent encore et intervient le 1er blast-beat de 10 secondes où Laswell semble jouer 2 lignes de basse en même temps pendant que le saxophone ébauche une mélodie, 20 autres secondes où le chaos s'ordonne en harmonie, puis les cris conjugués de Zorn et de Harris reprennent sur un blast-beat 2 fois plus furieux que le précédent où on se demande si ce n'est pas une guitare que tient Laswell, et on est enfin perdu... on se fait bouffer le crâne, brutalement puis subtilement, et ça dure 3 minutes et ça s'appelle "Scud Attack"; juste après, pour se reposer y'a un titre de 20 secondes, "Deadly Obstacle Collage". Et ça va continuer ainsi pendant 10 autres morceaux. En bref, une musique à l'image de la pochette, où des motifs de textiles orientaux aux couleurs chatoyantes entourent des photos noir & blanc tirées d'un institut médico-légal, en particulier celle d'un cadavre de femme enceinte ouverte du cou au pubis, avec l'enfant à naître visible parmi les viscères: le disque s'intitule Guts Of A Virgin, la légende Painkiller est en route...