samedi 2 octobre 2021
PAMELIA KURSTIN - Thinking out loud
dimanche 26 septembre 2021
MINAMO - Kuroi kawa - black river
Double disque du projet Minamo sur la série Oracles dédié à la vision féminine du monde expérimental musical. Nous sommes en l’occurrence en plein dedans, une vision instrumental et certainement parfois improvisé de l'association de deux instruments : le piano et le violon. Deux musiciennes connus du giron de Tzadik s'y colle : Satoko Fujii, pianiste japonaise de renom, responsable de plusieurs disques sur la new japan serie. Et Carla Kihlstedt, violoniste vivant sur la côte Ouest, membre de plusieurs groupes d'avant-rock (dont le sleepytime gorilla museum et the book of knots entre autres...) et ayant déjà sévit sur la série Oracles.
Leur association n'est pas exclusive à Tzadik : un premier disque du duo était sortis deux ans auparavant sur Henceforth records et portait le nom de "Minamo". Le nom a donc été gardé pour rappeler cette association et John Zorn s'est engouffré dans la brèche pour demander plus de contenu musical aux deux musiciennes. C'est même la complète jambon beurre qui est offert puisque nous avons le droit à une session studio complète enregistré en Californie, puis un second disque live enregistré en 2008 au festival de jazz de Vancouver. Les deux disques se complète bien, le studio étant un peu plus aventureux que le live car plus de possibilité de s'exprimer (Fuji joue parfois de l'accordéon, etc...). Et l’interaction entre les deux femmes est tout simplement admirable...
samedi 11 juillet 2020
IKUE MORI - Myrninerest
dimanche 24 mars 2013
HIGH DUCHESS - Wanderlust
Une sacré surprise que ce disque de High Duchess sortis sur la série "Oracles" (soit la part belle aux femmes dans la scène expérimentale mondiale). En effet, tout était fait pour brouiller les pistes et confondre l'auditeur, ceux qui ont creusé un peu auront découvert un disque absolument génial qui ne doit pas passer inaperçus (les gaziers de Noise ont mis un sérieux coup de lumière dessus, interview à l'appui il y a peu). High Duchess n'est donc pas vraiment un groupe, mais le projet d'Anna Wayland, musicienne chevronné de Brooklyn. Hormis l'artwork, il n'y a absolument rien de gothique dans le disque comme l'indique la tranche noire Tzadik, et les influences jazz et blues d'Anna ne transparaissent pas immédiatement sur "Wanderlust", car il s'agit d'une petite bombe Indie-rock/Stoner (on doit d'ailleurs le mix à Alain Johannes). mardi 20 mars 2012
MEREDITH MONK - Beginnings
Longtemps indissociée de l'histoire de la Kitchen à New York, l'œuvre de MEREDITH MONK mêle des éléments de danse, de théâtre, de film et de musique, et se situe bien sûr au confluent de toutes ces disciplines contemporaines. Principalement connue comme chanteuse pour l'emploi de techniques vocales étendues (chuchotements, cris, grognements, sanglots, chant diphonique, etc...), cette admiratrice de HENRY COWELL et de LA MONTE YOUNG - une représentation de The Tortoise, His Dreams and Journeys la marqua de façon indélébile en 1966 - se vit rattachée au courant minimaliste dont elle fut néanmoins la première à remettre l'appelation en cause. Sélectionnée par elle-même à partir de ses archives personnelles, cette compilation couvre une grosse première moitié d'une carrière éblouissante, depuis ses performances solo du milieu des années 60 jusqu'aux travaux plus prestigieux sur ECM qui la firent connaître lors des deux décennies suivantes. Best of d'une subjugante pionnière des nouvelles musiques.Résumé de la toile. Et superbe disque que nous propose Tzadik, on sent une forme de consécration pour John Zorn de sortir une oeuvre de Meredith sur son label, les notes du livret l'atteste et ce dernier n'hésite pas à écrire qu'elle est une renaissance et la mére spirituelle de tous les musiciens talentueux de la downtown scene. Les notes du livret se poursuive ensuite avec la compositrice elle même qui relate chaque processus et anecdotes des titres. Des travaux assez vieux donc, s'étalant entre 1966 et 1976. Je ne suis pas énorme fan des travaux à haute teneur vocal de ce genre, mais force de constater que Meredith Monk était effectivement une précurseur dans l'approche expérimentale couplé à du chant. A découvrir pour ceux qui aime...
LESLI DALABA - Timelines
Lesli Dalaba, trompettiste de la downtown scene, ayant joué entre autre avec les ensembles de Wayne Horvitz, d'Elliott Sharp ou de LaMonte Young. Son unique disque pour la série Oracles est vraiment ambitieux pour le coup : synthétiser toute l'histoire de la planète Terre en 48 minutes de musique. Vous n'y aviez pas pensé ? Lesli l'a fait, et avec brio j'ai envie d'ajouter. Oeuvre absolument indescriptible dans l'absolu, elle est composé en trois grande parties de 15 minutes qui correspondent a différente parties de l'humanité, entrecoupé d'interlude au Berimbau. Line up imparable sinon : Dalaba a la trompette, Carla Kihlstedt au violon, Zeena Parkins à la harpe, et Ikue Mori au laptop. Expérimental, mais aussi avec un touché ambiant et progressif indéniable, le quatuor emprunte l'improvisation du jazz pour le couplé avec l'approche de composition de la musique de chambre. Joué avec du coeur, "Timelines" est un superbe volume de série Oracles à découvrir d'humeur résolument baroudeuse...
mercredi 26 octobre 2011
THERESA WONG - The unlearning
La violoncelliste californienne - The Unlearning est son tout premier album - a écrit ce recueil de miniatures pour violon, violoncelle et deux voix, que lui inspirèrent les gravures de GOYA, Les Désastres de la Guerre (1810-1820). Carla KIHLSTEDT (violoniste inspirée, que les fervents du label tzadik connaissent bien) joue l'alternance complémentaire lui donnant la réplique pour ces curieuses et attachantes chansons expressionnistes à mi-chemin entre classique et pop.Effectivement, sur fond de duo violon-violoncelle, Les superbes compositions de Theresa font mouche quasiment à tous les coups. La juxtaposition des deux trés belles voix des musiciennes, les coups d'éclats aux instuments, l'opposition classique/expérimental avec toujours ces éléments qu'on sent improvisés. Mais l'ensemble fait preuve non seulement d'une certaine fraicheur, mais surtout d'une grande émotion, en sussurant les paroles et en jouant parfois presque en sourdine notamment. Premier disque sympathique de Theresa Wong, la serie Oracles se porte bien...
jeudi 25 août 2011
OKKYUNG LEE - Noisy love songs
Il est vrai que Okkyung Lee n'a pas chômé depuis son arrivée à New York en 2000. Membre importante de la Downtown scene, elle a collaboré avec beaucoup de monde, Christian Marclay et Thurston Moore entre autre, ainsi que le parrain John Zorn en la faisant participer à "Femina", grand disque proposé par le maitre New Yorkais. Son affiliation avec Tzadik étant évidente, "Noisy love songs" succéde à "Nihm" sortis en 2004, bon chapitre de la série Oracles dédié aux travaux des femmes dans la scéne expérimentale mondiale. Ce disque est entouré d'un sous titre "for George Dyer", hommage appuyé à l'écrivain et poéte anglais du XVIIIeme. Si quelques instruments apparaissent en plus, les deux oeuvres de Lee restent sommairement dans la même veine, à savoir de la chamber music haute en violon et piano, mais avec cette folie qui caractérise l'improvisation bruitiste pure. Les inspirations coréénne transpire certainement moins, au profit de plus de folie dans l'interprétation. On retrouve aussi un titre inédit issus de la session de "Nihm" ou l'on retrouve Ikue Mori pour une apparition habituelle au laptop (accompagné d'un percussioniste). Même si je l'écouterai pas tous les jours, "Noisy love songs" est un bon disque d'expérimental inspiré et recherché. Le titre de l'album est bien trouvé d'ailleurs...
jeudi 13 janvier 2011
MARIA RADUCANU - Ziori
C'est avec une grande satisfaction que j'alimente la serie Oracles (dédiés aux travaux des femmes dans la sphère des musiques expérimentales) de ce nouveau volume. Premier disque officiel de Maria Raducanu sur Tzadik (et 8eme de sa discographie selon les commentaires), vocaliste roumaine de renom. Les 11 titres présent sur ce "ziori" s'articule autour du blues, du fado (chant mélancolique portugais généralement accompagné par des instruments à cordes pincées) et d'improvisation. Je ne suis pas un fervent des oeuvres vocales pures (voir les oeuvres Mycale, Muna zul, etc sur ce même blog). Mais dés que j'ai vu que la chanteuse avait eu la rude bonne idée d'engager Marc Ribot à la guitare sur tous le disque, j'ai su que ce dernier allait tenir la baraque à frites. La subtilité de Ribot tient au fait qu'il a su se mettre au service de la voix de la roumaine, et non Maria qui couvre le jeu impeccable de gratte. Cette guitare sombre, profonde, parfois tendu, c'est un véritable délice des oreilles (Ribot est vraiment l'un des meilleurs gratteux du monde). Puis il y la voix de la chanteuse qui s'éxecute en roumain : nous sommes vite happé par cet univers lyrique qui comporte autant de passages tristes que torturés. "Ziori" est l'un des meilleurs chapitres de la série Oracles qui m'ait été donné d'entendre. Son minimalisme lyrique et le jeu de guitare devrait plaire aux amateurs du label new yorkais...
jeudi 3 juin 2010
JESSICA PAVONE - Songs of synastry and solitude
Jeune résidente de Brooklyn, Jessica Pavone est, en plus d'être mignonne, une artiste talentueuse de la nouvelle génération new yorkaise. Musicienne accomplie dans les instruments à corde d'influence "classique" à savoir le violon, violoncelle ou alto, les initiés ont pu l'apercevoir dans pas mal de disques d'Anthony Braxton, ou à collaborer avec quelques artistes de NY (Jeremiah Cymerman, Matthew Welch, etc...).Fraichement signé sur Tzadik dans la série "Oracles" (dédié à la reconnaissance des femmes dans la scène expérimentale), voici un premier disque fort agréable. "Songs of synastry and solitude" officie dans le registre du string quartet, même si Jessica Pavone fait office de pure compositrice, pusiqu'elle ne joue pas une note sur son disque, malgrés la présence de ses instruments de prédilection. 11 titres brillants qui tape plus dans l'émotionel que dans la technique pure. Ca ne respire pas la gaieté de coeur parfois, mais ça en fait la beauté de l'objet. C'est même un des meilleurs volumes de la série pour tout avouer (même si je suis loin de tous les avoir écouter...). Artwork excellent, idée basique mais j'aime beaucoup...
mercredi 2 décembre 2009
OKKYUNG LEE - Nihm
La série Oracles de Tzadik, qui met en avant le travail des femmes dans la scène expérimentale mondiale. Fréquente actrice au sein de la Downtown scene de NY, Okkyung Lee a participé à de nombreux disques dont par exemple les deux œuvres de Raz Mesinai. Tzadik lui offre donc la possibilité d’enregistrer son premier opus, essai transformé avec la sortie de ce brillant « Nihm ». Basé en partie sur l’improvisation, les racines coréennes de Okkyung, et les concepts de l’amour et du mystère, les 10 titres sont d’une délicatesse infinie. Entouré de brillants musiciens (Trevor Dunn, Sylvie Courvoisier, Ikue Mori, Doug Wieselman…), le violon se fait sublime sur de nombreuses compositions à la sensibilité exacerbée. Si Ikue Mori propose deux interludes basés sur des samples électroniques, le reste flirte du coté ambiant paisible (« story of you… ») ou bien plus expérimentales (« anything… »). Quoiqu’il en soit, la jolie Okkyung (qu’on peut voir sur la pochette du disque) signe un brillant premier opus dont on espère voir une suite un jour...
mardi 29 septembre 2009
YUKA HONDA - Eucademix
Fondatrice de Cibo Matto, membre importante de la downtown scene de NY depuis 1987 (il me semble qu'elle a déménagé depuis), Yuka Honda signe son second opus pour la série Oracles de Tzadik. Un excellent opus de surcroit, toujours à mi-chemin entre éléctro souple, trip hop posé et pop presque niaise mais assumée en tant que telle. 12 bons titres (trevor dunn et marc ribot présent sur certains) auxquels on ne s'ennuie jamais. Mention spéciale à "Limoncello" qui nous envois direct dans un film porno des 80's ricain, et "seed of seed...", émouvante ballade au piano d'une grande sincérité...
vendredi 10 juillet 2009
MEPHISTA - Entomological reflections
La série Oracles de Tzadik, qui met en avant le travail des femmes dans la scène expérimentale mondiale, voit le retour d’un trio qui avait déjà sortis son précédant album (« black narcissus ») sur cette même série. Mephista est en effet composé de Sylvie Courvoisier au piano (fréquente collaboratrice de Mark Feldman), Susie Ibarra à la batterie (auteur de plusieurs disques solo sur Tzadik) et de Ikue Mori aux samples et autres expérimentations électroniques (collaboratrice de Zorn, oeuvrant avec Hemophiliac, etc…). Cet « entomological reflections » surprend beaucoup au premier abord, avec des morceaux dont les structures ne semblent pas être en cohésion. On se rend vite compte alors du travail des compositrices et du rendu parfois improvisé du disque. Recherchant entre le piano discret ou attrayant, le jeu dynamique de batterie ou les divers bruits et boucles électroniques bizarre, le trio a poussé encore plus loin dans l’expérimentation et dans l’exploration sonore du mélange des trois instruments. Avec parfois des titres en français (« la femme 100 têtes » « drôle de mots »…), on se rend compte en fait que tour à tour, un élément de la composition prédomine, une des trois musiciennes prend la tête, les deux autres servant alors de support. Puis il y a parfois des moments de cohésion totale, laissant alors libre court à chacun des instruments, dans un mélange expérimental noisy et dérangeant. Ce disque est une brillante et bruyante réussite, qui améne la musique expérimentale féminine vers des cieux encore peu explorés. Le travail des structures, les arrangements divers, l’improvisations de certains passages, l’alchimie entre l’électronique moderne, les percussions rythmiques et le piano traditionnel est une formule qui nous montre une face inspirée du trio. On recommandera donc ce disque, tant les 15 titres sont débordant de créativité. Avec des groupes comme Mephista (et ses représentantes), la série Oracles a encore de beau jour devant elle…
samedi 2 mai 2009
JENNY SCHEINMAN - Shalagaster
Fréquente collaboratrice du guitariste Bill Frisell, la violoniste Jenny Scheinman revient en cette année 2004 avec un second album impeccable, spécialement créer pour la série Oracles de Tzadik, qui met en avant le travail des femmes dans la scène expérimentale mondiale. La dame s’est entouré de musiciens de renom tel Kenny Wollesen (masada) à la batterie ou encore Trevor Dunn (Mr bungle) à la basse, c’est donc ce qui fait la grande force de ce disque. Suite du fameux "rabbi's lover" qui était sortis sur la section juive, les 11 compositions de ce « shalagaster », qui oscillent entre folk détendu et jazz moderne et apaisant. Reposante, la musique de cet opus se laisse apprécier trés facilement, mettant en avant évidemment plus particulièrement la violoniste et compositrice, même si tous les autres musiciens s'éxécutent avec brio. Pour la suite, le talent général et l’alchimie créatrice fera le reste. Et c’est tant mieux pour le plaisir des oreilles….
dimanche 26 avril 2009
XTATIKA - Tongue bath
La série Oracles de Tzadik, qui met en avant le travail des femmes dans la scène expérimentale mondiale. Xtatika était donc la première signature de la série, et certainement pas la meilleure ! Je n’ai absolument pas aimé ce disque. Un mélange de rock sensé être alternatif (flirtant avec des touches ressemblant à de l'indus) pas franchement génial et de musique coréenne traditionnelle pas franchement emballante. La voix de la fille est insupportable, tant elle en fait trop, et l’ensemble se veut hypnotique (basse + percussions) mais tourne vite en rond malheuresement. Xtatika pourra evidemment plaire à certaines personnes car le quatuor propose effectivement une vision unique. Mais on a affaire ici (selon Zorn) à la rencontre du Pansori (l'art corréen du récit chanté accompagné de tambours ou percussions) et de Nine inch nails. L'art corréen sacrifiait sur l'autel du rock ne m'a pas séduit, et je n'ai jamais pu encadrer Trent Reznor. Donc "tongue bath" n'est pas fait pour moi...
dimanche 19 avril 2009
MUNA ZUL - muna zul
La série Oracles de Tzadik, qui met en avant le travail des femmes dans la scène expérimentale mondiale nous propose son huitième volet. Je ne peux pas dire que ce soit le disque Tzadik qui m’est le plus emballé, bien au contraire…Muna Zul est composé de trois jolies jeunes filles mexicaines qui forment un trio a cappella. On retrouve donc dans ce disque 15 titres de chansons entièrement interprété à la voix, que ce soit du chant en trio, ou bien un lead accompagné des autres qui font les instruments fictifs. Le coté expérimental est donc présent, et le coté talent aussi car ces mesdames ne chantent pas faux. Mais alors, ça en devient vite casse couille !!! A la fin des trois premières chansons, on a vraiment l’impression de se croire dans la « nouvelle star », et ceux malgré que les chansons sont principalement des chansons traditionnelles de base mexicaine. Rien à faire, la sauce ne prend pas, et c’est très vite insupportable…Les fervents d'oeuvre a cappella seront comblés, les féministes aussi, les autres passeront trés vite sur cet opus qui est loin d'être le meilleur de la série...


