lundi 4 mars 2013

MANY ARMS - s/t


5eme référence de la série Spotlight, coup de projecteur aux jeunes groupes et musiciens prêt à enterrer les vieux briscards de la scène expérimentale. Many arms, power trio de Philadelphie, se colle à l'exercice du disque (en réalité leur 3eme depuis leur création) avec le soutien de Zorn donc. Trois longues compositions (de 15 minutes chacune), composé par chacun des membres du groupe. Je deviens de suite mitigé sur la première et la troisième : un math-rock sinueux, technique, mais relativement imbuvable sur disque car ces démonstrations de force me fatigue souvent plus qu'autre chose. Certes, ça doit se révéler brillant et stupéfiant en concert, mais l'écoute chez soi se révèle éreintante et redondante, malheureusement. Reste la seconde plage qui remonte le niveau, avec une longue montée mélodique prenante et un poil tordue, qui nous balance dans des sonorités plus établis post-rock, et donc plus sympathique à l'écoute (même si certainement plus chiante en concert). Alors oui, je reconnais indéniablement le talent du trio qui nous assène des titres absolument renversant d'un point de vue technique et rythmique, mais je ne suis pas vraiment client du genre. Les fans de Hella, Othrelm, Don Caballero et consorts risquent d'être aux anges en revanche...

MASADA - Live at Tonic (2001)


Même si j'aime beaucoup Masada, je dois avouer que j'aurais mis un moment à me procurer toute la série de disques live qui encadre le groupe : en posséder un ou deux me suffisait amplement, car Masada, pour avoir vu la formation plusieurs fois en concert, ne donne jamais de mauvais concerts. Mais force de constater aussi que les lives de Tzadik sont tous unique en soit, de par leurs set-list, leurs productions, et leurs lieux qui ont plus ou moins d'importance dans l'histoire du quatuor. Profitant d'un énième voyage à NY, je me suis donc procuré les volumes qui me manquait dans cette collec'. Dernier volume de la série à paraître sur Tzadikology, force de constater qu'il ne devrait pas il y en avoir d'autre tout de suite sur Tzadik (à moins que, 2013 sonne les 60 ans de John Zorn). Si un dvd était sortis en 2004 pour filmer un set de Masada au Tonic durant l'été 1999, c'est un double album complètement différent qui s'offre à nous dans la série des live de Masada, puisque enregistré deux ans plus tard : la période est étonnamment choisis (nous ne sommes pas loin des tristes évenements du 11 septembre) et le Tonic, fameux club du lower east side ou Zorn aura bien bourlingué, fermera ses portes l'année d'après. C'est donc dans un ultime hommage qu'on se délectera de ce disque remplis complet de deux sets du quatuor qui interprète pour le coup des titres inhabituels du premier Masada songbook (voir le tracklist). Toujours du très grand art, et on a de quoi être content de savoir l'incarnation de Masada toujours en vie de nos jours...

mardi 26 février 2013

GUILLAUME PERRET & THE ELECTRIC EPIC - s/t


Le blog est un petit peu moins actif en ce moment mais je compte m'y remettre assez prochainement. En attendant, après avoir assisté à un concert de Guillaume Perret dans ma ville dernièrement, je me suis de nouveau sentis l'âme expérimentale pour vous parler vite fait de cette belle sortie française (une de plus, il y en a vraiment pas mal désormais) sur Tzadik et sa série Spotlight dédié au nouveau talent.
 
Un  concert monstrueux qui témoignait tous le talent d'un quatuor solide et exalté. Guitariste hyper technique pas loin d'un Robert Fripp, le bassiste de Magma (qui ne les connaît pas si il écoute Tzadik ?), un batteur de jazz (batterie et technique vont toujours de pair dans le jazz), et Guillaume Perret et son saxophone électrique qui clignote dans le noir, 12 pédales au pied et jouant au maximum sur sa distorsion. 1h30 de concert auront mis le public à genoux, à ne pas louper en concert donc prés de chez soi. Perret est aussi la tête pensante du groupe, puisque compositeur des 7 titres présents sur ce premier volume éponyme : rencontre parfaite du jazz et d'un coté rock violent, l'ouverture "Kakoum" fait son effet. Le reste du disque est du même acabit, mélangeant créativité, folie, technique, improvisation et vision bruitiste et nouvelle d'un jazz souvent maltraité, pour le plaisir de tous. J'ai vraiment bien aimé, les amateurs de l'univers de Zorn et de Patton (notamment de Mr Bungle pour le coté "foutraque") seront aux anges...

lundi 31 décembre 2012

JOHN ZORN - Filmworks XVI (Workingman's death)


Poursuite rétrospective de la serie des filmworks de John Zorn, débuté en 1986 et se poursuivant inlassablement de nos jours. On retrouve tout cette serie dans la archival serie de Tzadik, qui couvre tous les enregistrements que sort le compositeur new yorkais de nos jours. Le Filmworks XVI date de 2005, et couvre la bande son d'un autre documentaire choc de Michael Glawogger qui s'intitule "Workingman's death".
 
Un documentaire réellement impressionnant de par son graphisme, sa réalisation et de son contenu global : mettre en lumière les métiers physiques et dangereux dans certains pays, alors que tous ont disparus dans les sociétés occidentales. Composé en six chapitres, le film nous emmène en Ukraine dans le quotidien des mineurs, en Indonésie, au Pakistan, en Chine, et sur le marché aux viande de Port Harcourt au Nigeria (certainement le plus visuellement effarant, la video est en ligne sur le tube). La variété des lieux renforce la difficulté de faire une bonne bande son.
 
Quand le réalisateur contacta John Zorn, il montra très peu d'enthousiasme : en train d'écrire une nouvelle pièce classique, finissant les 300 morceaux du book of angels, il ne voulait pas se disperser de ces objectifs. Ni une, ni deux, Glawogger prend le premier avion Vienne-New York afin de convaincre le gourou de l'east village en personne ; il est reçus courtoisement mais brièvement, une discussion, un bon repas indonésien, et le voila repartis le lendemain sans avoir vraiment eu de réponse. Puis Zorn se repenche sur la question les semaines suivantes, regardant le film plusieurs fois, admiratif du montage et du contenu choc du documentaire. Une bande son se dessine : étant donné le poids considérable des images, les mélodies semblent inappropriés, les percussions sont donc adoptés (variant et adaptées selon les pays en question), ainsi que l'ajout d'éléments électroniques pour compléter le coté moderne du film.
L'appel des musiciens est assez logique : Cyro Baptista aux percus (qui est présent sur quasi toutes les bandes sons), Ikue Mori pour le laptop, Zorn à l'orgue et percus, Jamie Saft à l'enregistrement et au piano. La dernière plage (avec guitare et basse) fut rajouté à la demande du réalisateur qui voulait un générique de fin plus rythmé. Au final, une bande qui tranche radicalement avec les filmworks easy-listening dont John Zorn nous a habitué : Percussions tribales se mélange avec les "Zorn chords" sombre à l'orgue, tandis que Mori livre des plages ambiantes inquiétantes. L'ensemble fonctionne bien, autant musicalement parlant qu'incorporer dans les images du documentaire. Peut être pas le meilleur chapitre de la série, mais un bel épisode de réflexion de Zorn pour son talent de compositeur de films...
 

vendredi 28 décembre 2012

JOHN ZORN - Rimbaud


101eme référence de la section Archival series, qui classifie tous les travaux de John Zorn, de ses début en 1973 jusqu'à aujourd'hui. Packaging new era de Tzadik, Superbe une fois de plus et dans la même veine que "Mount analogue", l'impression d'un livre relié façon vieux manuscrit, avec des portraits de Rimbaud à l'intérieur et les descriptifs d'usage. Je ne surprendrai personne en dévoilant que ce disque est un hommage au poète français du même nom, et plus particulièrement à quatre de ces poèmes marquants qui correspond aux quatre compositions du disques qui dépassent toutes la dizaine de minutes.
 
On connait l'amour de John Zorn pour la littérature française et ses protagonistes (les multiples pièces classiques avec des titres en français), c'est en 2012 avec un disque complet que le maître new yorkais revient, hommage appuyé à Arthur Rimbaud. "Bateau ivre", composition classique contemporaine conduite par Brad Lubman (le chef d'orchestre quasi attitré de Zorn) interprété par 7 musiciens et enregistré en live au Miller theater en décembre 2011 à NY lors d'une résidence de Zorn à la Columbia university. Excellente dans le genre, on est dans l'esprit zornien de la composer serie. "A season in hell", pièce électronique avec Ikue Mori au laptop et Zorn lui même au sampler (assez étonnant), noisy et cathartique, je ne suis pas super client de l'esprit de Mori et trouve cette composition un peu plate. "Illuminations" renferme une pièce également enregistré en décembre 2011 au Miller theater, avec un trio virtuose qui officie dans le jazz à la base feutré par la composition, mais qui dérive de manière surprenante dans un feeling plus sauvage. Trevor Dunn y est monstrueux à la basse, Kenny Wollesen ferait presque la nique à Joey Baron à la batterie, et Stephen Gossling s'adapte parfaitement au piano. Mais evidemment, on retiendra surtout la dernière pièce improbable du disque, "conneries", ou Zorn y joue tous les instruments (sax, piano, orgue, guitare, batterie), alternant passages bruitistes, plages ambiantes oppressantes, accalmies latentes et schizophrénie musicale. Pour l'accompagner, Mathieu Amalric, acteur/réalisateur assez connu pour nous les français, mais que les étrangers découvriront avec surprise : il récite ici un extrait de "l'album Zutique" de Rimbaud avec une verve et une gouache inspirée qui fait plaisir à entendre, tels un acteur de théâtre d'époque, complètement immergée dans le tourbillon de Zorn et vivant son texte comme Rimbaud aurait pu le faire. Une vrai bonne surprise.
 
Une oeuvre singulière et unique, mais tout à fait dans l'esprit Zornienne, un hommage dont son auteur peut être fier, et que lui seul pourrait conjurer comme le dit avec humour la tranche Tzadik. Pour fêter sa 100eme référence, la série des archives ne pouvait espérer mieux...

JOHN ZORN - A dreamers christmas


93eme référence de la section Archival series, qui classifie tous les travaux de John Zorn, de ses début en 1973 jusqu'à aujourd'hui. Packaging new era de Tzadik, avec toujours une trés forte implication de Heung Heung Chin au design, comme elle l'avait fait sur "O'o" par exemple. Artwork original pour le cd, et version deluxe pour le LP avec un picture disc trés classe (qui a du être un cauchemar à fabriquer en usine), et même pour le coup le premier 7" du label Tzadik avec deux titres repris de l'album, je possède toutes les versions.
 
J'ai un an de retard sur la kronik de ce disque, mais on est de nouveau dans la période de Noël, ce qui tombe à pic. John Zorn n'est pas un très grand fan de la période fin décembre (il déclarait à Alex Dulith que cette période était creuse pour lui, tout ses musiciens passant les fêtes avec leurs familles), mais il aime apparemment les chants traditionnels de Santa, la preuve avec cet oeuvre singulière et unique dans sa discographie. C'est certainement après son masada marathon à l'opéra de NY en 2011 (j'y étais, un report est en ligne), et profitant de la présence de Mike Patton à Manhattan, pour aller enregistrer avec sept de ses camarades les plus proches quelques chansons traditionnelles de noël. Sept reprises plus ou moins connus, et deux compositions originales signé Zorn, dans le pur esprit easy listening de The dreamers. Aucun faux pas dans le jeu magnifique de sextet, la cohésion s'est d'autant plus formé que le groupe enregistrait ici son 4eme disque ensemble. Mike Patton clôture le disque en croonant comme un fanfaron et sur un "merry christmas everybody !" sympathique. Difficile d'être déçus par cette vision de Zorn, je suis personnellement conquis par l'oeuvre qu'on écoutera avec plaisir chaque mois de décembre...

mardi 11 décembre 2012

MASADA - Live in Middelheim (1999)


Même si j'aime beaucoup Masada, je dois avouer que j'aurais mis un moment à me procurer toute la série de disques live qui encadre le groupe : en posséder un ou deux me suffisait amplement, car Masada, pour avoir vu la formation plusieurs fois en concert, ne donne jamais de mauvais concerts. Mais force de constater aussi que les lives de Tzadik sont tous unique en soit, de par leurs set-list, leurs productions, et leurs lieux qui ont plus ou moins d'importance dans l'histoire du quatuor. Profitant d'un énième voyage à NY, je me suis donc procuré les volumes qui me manquait dans cette collec'. Aprés une petite présentation assez marrante, place à ce concert impressionnant de Masada dans un festival et enregistré par la radio belge. La fameuse tranche Tzadik insiste aussi sur le fait que les membres n'avaient pas joué ensemble depuis plus de 6 mois, et repartaient chacun de leur coté juste aprés cette date : le résultat n'en est que plus ahurissant. Sauvagerie, improvisation, télépathie et onze classiques du premier masada songbook balancé à bout portant. Un grand moment de jazz...

lundi 5 novembre 2012

JOHN ZORN - The hermetic organ


99eme référence de la section Archival series, qui classifie tous les travaux de John Zorn, de ses début en 1973 jusqu'à aujourd'hui. Packaging new era de Tzadik, Digipack standard niveau graphisme, mais une sobriété assez classe et mystique, ainsi que quelques notes de l'auteur sur le pourquoi du comment de ce disque.
 
L'orgue a été le premier pas de John Zorn dans la musique à l'âge de huit ou neuf ans en 1961 : son affection pour les films d'horreur (particulièrement "le fantôme de l'opéra" de Lon Chaney) le poussera à découvrir de nombreuses découvertes musicales qui serviront d'influences dans ses compositions futures. Ses parents ayant refusé de lui acheter un orgue, il se rendait fréquemment chez des amis qui en avait un chez eux afin de se familiariser avec l'instrument, et un joueur d'orgue de l'église de ses parents dans le queens le laissait parfois improviser sur ce dernier : un instrument d'une puissance incroyable selon Zorn, ou psychédélisme, imagination, magie et mysticisme se couple avec une atmosphère gothique. L'envie de pratiquer l'instrument était belle et bien présente, les occasions un peu moins. Moins de 50 ans plus tard, Zorn reçut un e-mail d'un promoteur qui décida de donner l'opportunité à des artistes non-organiste d'utiliser et d'expérimenter l'orgue de la Christ church à Philadelphie le 24 février 2011. A la surprise générale de ses fans hardcore et et de ses amis proches, le mot s'est vite répandu sur cette nouvelle approche de John Zorn, un autre set eu lieu le 6 mars dans la même église, puis une série de performances eut lieu dans le monde (Paris, Milan, Dublin, Minneapolis, Gent). Sur cette impulsion, le compositeur demanda à rajouter un récital solo d'improvisation d'orgue pour son portrait de compositeur qui eu lieu en décembre au Miller theater. Le 9 décembre un soir de pleine lune eu lieu cette improvisation à la St paul's chapel de New York, enregistré pour Tzadik qui devrait en faire a priori une série. J'ai aimé ce disque pour ce qu'il est : une quête quasi-spirituelle et une nouvelle approche de Zorn qui confirme son formidable talent d'improvisateur...

lundi 22 octobre 2012

JOHN ZORN - Abraxas book of angels 19


En premier lieu, l’artwork de ce skeud’ est sublime : un digipack de toute beauté avec étoile gravé sur le front et tout…la grande classe ! Ensuite, Après la série sur radical jewish culture qui voyais à l’honneur des disques hommage pour les 10 ans de Masada, voici une nouvelle série d’album hommage ou des groupes reprennent des standards du groupe de Zorn à leurs sauces, puisant dans le répertoire des 300 chansons écrites par Zorn en 2004 ("book of angels") mais que Masada ne garda pas.

Aprés avoir repris le premier Masada songbook avec le groupe Rashanim de Jon Madof, ou bien officié sur le book of angels 17 avec le banquet of the spirits de Cyro Baptista, Shanir ezra Blumenkrantz s'attaque cette fois çi en solo aux riches arrangements du Book of angels. Lui même étant au Guembri, ce sera cependant l'unique sonorité d'influence orientale (marocaine pour le coup), car pour le reste, la tournure prise par le quatuor sera résolument rock, avec pas mal de dissonances noisy. Les deux guitaristes ne sont pas en reste (dont un Aram Bajakian tout en solos, sauvagerie et décibels), Eyal Maoz assure la rythmique tandis que le batteur metalleux (il en le look du moins) assure méchamment derrière. 10 titres sont donc repris à bout portant, avec quelques rares moments d'accalmies, offrant donc un "jewish rock" assez unique en son genre. Certes, ce volume ne surprend pas vraiment, mais on passe tout de même un agréable moment grâce au talent de Shanir. Et cette sensation perdure en live, puisque j'ai vu le groupe en concert à Marciac cette année. Vous pouvez d'ailleurs regarder le concert sur le site d'Arte.

dimanche 21 octobre 2012

JOHN ZORN - Pruflas book of angels 18


En premier lieu, l’artwork de ce skeud’ est sublime : un digipack de toute beauté avec étoile gravé sur le front et tout…la grande classe ! Ensuite, Après la série sur radical jewish culture qui voyais à l’honneur des disques hommage pour les 10 ans de Masada, voici une nouvelle série d’album hommage ou des groupes reprennent des standards du groupe de Zorn à leurs sauces, puisant dans le répertoire des 300 chansons écrites par Zorn en 2004 ("book of angels") mais que Masada ne garda pas.

Nouveau volume de 2012 avec cette venue aussi annoncée qu'attendu pour le démon "Pruflas" : David Krakauer, clarinettiste de renom, musicien pilier du Klezmer, ami de longue date de John Zorn : n'oublions que c'est lui qui a sortis le tout premier volume de la radical jewish serie et qu'il jouait dans la première incarnation du Bar kokhba et sur "Kristallnacht" du maître de L'east village. La confiance entre les deux hommes étant solide, Krakauer s'est occupé de tous les arrangements du disque : c'est une brillante réussite, sa vision sauvage et ouverte sied parfaitement à l'univers Zornien. 8 titres sont présent, tous excellents pour le coup. Krakauer n'en fait pas trop avec sa clarinette (ce qu'on pouvait redouter), se met au service des compositions, tout en la jouant beaucoup plus wild et freestyle que Ben Goldberg (qui nous avait un peu endormis avec "Baal", volume 15). Jerome Harris à la basse, Michael Sarin à la batterie (au jeu vif et mortel), un gars au laptop, et une guitariste Sheryl Bailey à la guitare (à priori, aucun rapport avec Derek Bailey) qui fait plaisir à entendre avec ses dissonances outrancières. Jazzy klezmer avec une touche indéniablement moderne (les samples y sont pour beaucoup), on en ressort facilement conquis, et ce disque doit être jouissif à voir en concert (les prochains masada marathon de 2013 !). A noter un guest de John Zorn au sax sur "Tandal", mentionné strictement nulle part, ce qui prouve que le compositeur ne veut plus du tout se mettre en avant sur la série book of angels (rappelez vous de "Stolas", etc...)